Parcoursup, les craintes des écoles et des prépas

Ça y est, cela fait maintenant un mois que Parcoursup est accessible en ligne.
La nouvelle plateforme d’admission post-bac vous permet d’ores et déjà de créer votre dossier de candidat et de vous familiariser avec son fonctionnement.
Si elle suscite beaucoup d’espoir chez les lycéens qui craignaient les dysfonctionnements de l’ancienne plateforme APB, de nombreux acteurs du monde de l’éducation se posent des questions quant à l’efficacité réelle de la nouvelle procédure d’orientation des bacheliers à laquelle vont devoir s’adapter tous les établissements d’enseignement supérieur dont les écoles post-bac comme les écoles d’ingénieurs, mais également les prépas (CPGE).

Quelle stratégie de recrutement pour les filières sélectives ?

Qu’il s’agisse d’établissements privés ou publics, toutes les écoles et universités qui proposent des formations post-bac sont concernées par la mise en place de ce nouveau dispositif que les lycéens de terminale vont utiliser pour la première fois cette année afin de formuler leurs vœux d’orientation. Une certaine inquiétude s’est emparée des écoles post-bac et des classes préparatoires aux grandes écoles qui appliquent une stratégie de sélection, elles craignent effectivement de se retrouver dans une situation délicate au niveau de leur stratégie de recrutement.
Avec l’absence de hiérarchisation des vœux qui caractérise Parcoursup, elles peuvent légitimement craindre une surcharge de leurs classes puisqu’il est devenu impossible d’anticiper le cursus que choisira le bachelier. Donner une réponse positive à un nombre de candidats supérieur au nombre d’élève que l’école est en mesure d’accepter pourrait amener à une sorte de surbooking des classes. Au contraire, une certaine frilosité dans le recrutement pourrait se traduire par une situation de sous-effectif préjudiciable au maintien de l’équilibre financier et au bon fonctionnement de l’école.

La diminution du nombre de vœux, une fausse bonne idée ?

C’est une question que beaucoup se posent puisque Parcoursup ne prévoit plus que 10 vœux par candidat au lieu de 24 du temps d’APB. Les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles estiment qu’il y a un fort risque de voir les élèves de terminale privilégier des formations moins sélectives que les CPGE pour limiter leur prise de risque et assurer une orientation conforme à leurs désirs. Les errements passés d’APB et son fameux tirage au sort restent dans de nombreuses mémoires, et il y a fort à parier que 2018 constituera un test décisif pour l’avenir de Parcoursup, tant au niveau des candidats que des établissements.

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