Que faire face à la pénurie de professeurs ?

Seconde

Ces dernières années, l’Éducation nationale fait face à une pénurie de professeurs qui désertent de plus en plus le métier. Comment lutter contre cette carence ? Le ministère propose plusieurs pistes.

Où sont passés les enseignants?

Depuis quelques années, de nombreux professeurs décident de quitter l’Éducation nationale. Ils font souvent le choix de profiter d’une mise en disponibilité pour garder le bénéfice de leur concours et d’aller exercer dans le privé ou bien de complètement démissionner. Perte de sens, difficultés rencontrées et manque de liberté pédagogique dans le contexte des programmes imposés du nouveau Bac,  sont les principales causes évoquées. Il s’agit d’une situation qui inquiète les syndicats tant cette tendance, nationale, est constatée dans de nombreux établissements.

Le « gain » des heures supplémentaires

Avec la pénurie de plus en plus importante de professeurs, ceux déjà en poste ont vu leur charge horaire relativement augmenter. En 2021, 86 % des enseignants ont effectué au moins deux heures supplémentaires par semaine. Cette progression résulte d’abord d’un changement de réglementation : depuis la rentrée 2019, les chefs d’établissement peuvent imposer à un enseignant d’effectuer deux heures supplémentaires dans son service, contre une seule auparavant. En outre, si les professeurs ont dû effectuer davantage d’heures devant les élèves, c’est surtout pour pallier un manque de personnel. En effet, de moins en moins de candidats se présentent au concours du CAPES. Aussi, cette année, la moitié des postes en Mathématiques n’ont pas été pourvus : il n’y aura donc pas assez de professeurs de la discipline à la rentrée prochaine. Les Mathématiques ne sont pas la seule matière à être touchée, c’est aussi le cas des SVT et de la Physique-Chimie. Pourquoi une telle désaffection ? Il semble que ce qui séduit davantage les jeunes fraichement diplômés, c’est l’appel du monde de l’entreprise, avec ses multiples opportunités et ses salaires beaucoup plus attractifs que dans le secteur public. C’est précisément le cas des diplômés en Sciences : les perspectives d’évolution sont beaucoup plus intéressantes pour les scientifiques dans le privé que dans le public. Si le ministère y voit un gain intéressant pour les professeurs, en moyenne 4 000 euros supplémentaires par an, les syndicats rappellent que cette solution doit être temporaire afin de ne pas impacter la qualité des enseignements.

Utiliser différemment les heures supplémentaires

Il existe par ailleurs d’autres types d’heures supplémentaires que peuvent dispenser les professeurs. Elles servent à l’aide aux devoirs, à l’accompagnement personnalisé ou encore aux heures d’interrogation en classes préparatoires. Dans ses dernières recommandations, la Cour des comptes qui entend réformer l’Éducation nationale, avait regretté que les établissements ne les utilisent pas davantage et recommandait que ces derniers bénéficient de plus de souplesse dans l’utilisation de ces heures, en fonction des besoins réels.

Mieux rémunérer les professeurs

Le nouveau ministre de l’éducation, Pap NDiaye, confirme la hausse à venir des salaires des enseignants. Elle s’effectuera à trois niveaux :

  • passer le salaire de départ des entrants dans le métier au-dessus des 2.000 euros nets par mois ;
  • ajouter un bonus pour les autres professeurs « qui voudront aller plus loin ». Le ministre n’a pas précisé à combien s’élèverait cette seconde partie de l’augmentation des salaires, ni de quelles tâches il serait question.

C’est dans ce cadre que le budget de l’Éducation Nationale connaît une hausse de son budget qualifiée d’historique par le gouvernement.

Cours Thalès propose depuis de nombreuses années un complément de revenu pour les professeurs qui animent ses stages de soutien pendant les vacances scolaires.

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