Parcoursup 2018, pas si simple de trier les dossiers PACES

parcoursup tri compliqué pacesDepuis l’annonce de sa création, la nouvelle plateforme Parcoursup a fait couler beaucoup d’encre et elle suscite de nombreuses interrogations.

Mais depuis quelques semaines, très exactement depuis le début de la phase d’accès aux décisions des établissements de formation qui a débuté le 22 mai, elle fait partie des principaux sujets d’actualité traités par les médias généralistes puisque de nombreux lycéens et leurs parents se trouvent toujours dans l’incertitude.

 

Sur les 810 000 candidats inscrits sur parcoursup.fr, un peu plus de 300 000 sont en liste d’attente ou n’ont pour l’instant reçu aucune réponse positive. Parmi les filières en tension, on retrouve bien entendu la fameuse PACES qui donne accès à l’ensemble des études de l’univers médical.

Les attendus en PACES

L’une des nouveautés de la nouvelle plateforme Parcoursup par rapport à l’ancien système APB, c’est de spécifier pour chaque filière une série de compétences et de connaissances, les fameux « attendus » qui correspondent au profil idéal. C’est l’un des éléments qui a généré la grogne étudiante puisque selon certains cela revient à effectuer une sélection à l’entrée des études supérieures puisque les différents organismes de formation pourront s’appuyer sur ces critères subjectifs pour rejeter des candidatures.

En ce qui concerne la PACES seront valorisés, en complément des incontournables bases scientifiques, la capacité à communiquer aussi bien oralement qu’à l’écrit et la pratique d’une langue étrangère.

À cela s’ajoutent des critères moins évidents avec les compétences méthodologiques et comportementales ainsi que les « qualités humaines, d’empathie, de bienveillance et d’écoute » qui apparaissent dans le document fourni par le ministère de l’Enseignement supérieur. ► Lire notre article « Parcoursup : les compétences attendues en PACES »

Un manque de préparation pour affronter le flot de candidatures

La France compte trente-six facultés de médecine et chacune a reçu des milliers de candidatures pour un nombre de places disponibles toujours largement inférieur. Un tri s’impose et cela s’est avéré délicat dans de nombreux cas.
Pour mieux comprendre la situation, prenons l’exemple de l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Elle ne dispose que de 1200 places en PACES mais elle a dû analyser 7000 dossiers avant de procéder à une sélection finale. Les professeurs en charge de l’opération ont rapidement été débordés et on a alors tenté de mettre à contribution les chefs de clinique-assistants des hôpitaux (CCA) en sollicitant leur aide ce qui a provoqué diverses réactions.

Du côté du syndicat des chefs de clinique et assistants des hôpitaux de Paris (SCCAHP) qui s’est exprimé par la voix de son président, le Dr Laurent Gilardin, dans Le Monde, on estime que le déroulement des opérations a été « décidé dans la précipitation, sans concertation et sans formation à la procédure de sélection des étudiants ».

À l’inverse, Djilali Annane, doyen de l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) de la faculté, a jugé fort à propos que les chefs de clinique-assistants soient sollicités pour noter les CV et lettres de motivation des candidats. Il faut en effet savoir que de nombreux doyens ont décidé de ne pas inclure ces éléments de candidature dans leur réflexion, jetant un peu plus le doute sur l’exemplarité du process de sélection et son homogénéité à travers le pays.

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