Études de santé et réforme du Plan Santé : la sélection demeure mais changera de forme

reforme-plan-sante-fin-numerus-claususCe mardi 18 septembre 2018, Emmanuel Macron a dévoilé son plan Santé. Une mesure phare a retenu toute l’attention : la fin du numerus clausus pour les étudiants en médecine. Quel sera dorénavant le système de sélection ? Éléments de réponse.

«Il n’y aura plus de première année avec un concours à la fin», a indiqué, mardi dernier (18/09/2018), Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur. C’est une petite révolution pour les futur(e)s étudiant(e)s en médecine puisque le numerus clausus et le concours à la fin de la PACES (première année commune aux études de santé) vont donc être supprimés. Le but ? Assouplir le système de sélection qui voit plus des trois quarts des 60 000 inscrits échouer à l’issue de la première année. Cette réforme s’appliquera à partir de la rentrée 2020.

Agnès Buzyn a affirmé au sujet la 3e orientation du Plan Santé : « Adapter les métiers et les formations aux enjeux de demain : c’est ce que nous faisons avec la suppression du numerus clausus, le décloisonnement des études de santé et une meilleure reconnaissance des parcours. »

Malgré la réforme du plan santé : le système restera sélectif pour les études de médecine

Le gouvernement prévoit de supprimer le numérus clausus pour la rentrée 2020. En effet cette suppression tout comme le dispositif de formation menant aux professions de santé qui en découlera nécessite de passer par la loi.

Comment fonctionnera le nouveau système ? Les modalités d’accès aux futures études de santé seront débattues lors de concertations avec les professionnels du secteur et « précisées d’ici Noël », a souligné Frédérique Vidal. Ce qui est sûr c’est qu’il n’y aura pas de «licence en santé qui débouchera sur un master sélectif» parce que cela ne ferait que reporter «le goulot d’étranglement» à la fin de trois années d’études, a précisé la Ministre.

Malgré la suppression du concours de 1re année de médecine, une sélection perdurera. « Le système restera sélectif, a affirmé l’Elysée, il n’est pas question de rogner sur l’excellence de la formation. ».

La prépa médecine anticipée des Cours Thalès adaptera ses enseignements à ce nouveau mode de sélection (pour la rentrée 2019 ). Mais comme toutes ses prépas anticipées, elle continuera de préparer les élèves de lycée à la réussite dans leurs études supérieures les plus sélectives.

 «On travaille à la fois avec les organisations étudiantes, les professionnels de santé, les centres de formation, les facultés de médecine, de santé, etc., de façon à définir quelles seront» les parcours d’accès aux formations, a précisé la Ministre. Les détails du futur système de sélection restent donc à venir. La sélection aura lieu après la première, deuxième ou troisième année d’études, dans le cadre d’une nouvelle licence de santé ou dans des licences universitaires d’autres disciplines.

► Présentation complète et détaillée de notre prépa médecine anticipée.

On peut donc grandement supposer que le contenu des licences menant aux professions de santé pour futurs étudiants en médecine, odontologie, pharmacie, maïeutique, seront en partie définies par chaque université. Il en sera de même certainement pour la procédure de sélection. Reste à savoir quelle part sera définie au niveau national et quelle part restera libre pour chaque université de médecine…

 « L’idée est que les jeunes puissent se former dans un premier temps dans des disciplines qui vont les intéresser, au travers de doubles licences sciences et humanité ou via des parcours particuliers, et qu’ils puissent ensuite candidater sur une formation très spécifique pour devenir médecin », détaille Frédérique Vidal.

Hausse du nombre de professionnels de santé

D’ailleurs depuis 2013, quelques facultés testent des alternatives à la PACES pour rejoindre les professions de santé, après une deuxième ou une troisième année de licence, mais le nombre d’étudiants concernés est encore très limité.

Une chose est sûre, les capacités de formation des facultés limiteront, de fait, le nombre de places disponibles. Mais, cette réforme est voulue pour augmenter le nombre de professionnels de santé qui pourront exercer pour résoudre notamment le problème des déserts médicaux. Le président de la République a souligné la nécessité d’« être sûrs qu’on forme bien et suffisamment de médecins ». Frédérique Vidal a résumé l’esprit de ce nouveau système de sélection : « il sera plus ouvert, plus vivant et attirera des profils plus variés et tout aussi excellents ».

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