L’ « esprit Sciences Po », c’est…

Dans ce dossier pédagogique, les Cours Thalès vous dévoilent tous les dessous du mythique « esprit Sciences Po » ainsi que des conseils pour se préparer au mieux à intégrer l’Ecole.

Franck JACQUET, professeur agrégé d’histoire à Sciences Po Paris, nous parle de « l’esprit Sciences Po » comme quelque chose de difficile à cerner. Selon lui, derrière ce concept se cache la pluridisciplinarité. En effet, qui dit « Sciences Po » dit « culture générale solide, curiosité intellectuelle ». Une chose est sûre, l’esprit Sciences Po émane avant tout d’un attrait particulier pour les Sciences Humaines et Sociales. 

…un attrait prononcé pour la pluridisciplinarité 

Le premier cycle de Sciences Po (socle commun à tous les élèves) est clairement élaboré de sorte que l’élève acquière rapidement une culture générale dense dès le début de son entrée à l’école. Cette culture générale doit se travailler le plus tôt possible, dès l’année de Première. L’élève se verra ensuite dispenser des cours aussi divers que le droit, l’histoire, la sociologie, l’économie, les langues, avec toutes leurs ramifications possibles comme par exemple le droit constitutionnel ou environnemental ou encore la finance.

Au cours des deux premières années du cursus Sciences Po, l’élève est amené à créer des passerelles entre les différentes matières afin d’être en mesure d’élaborer des dissertations sur des sujets aussi divers que variés avec un contenu et des références solides. L’ « esprit Sciences Po », c’est ça : savoir parler de tout, être capable de problématiser et d’élaborer une réflexion argumentée et bien menée. L’élève de Sciences Po sait qu’un sujet quel qu’il soit doit être traité sous différents angles (politique, économique, social, environnemental, religieux, historique…), et c’est cela qui fait la richesse d’une bonne copie « esprit Sciences Po » et non pas la surenchère de références et citations placées ici et là sans relief. On n’exige pas, dès la Première année, à avoir des élèves à la science infuse, en revanche, il est impératif que les élèves arrivent à faire émerger des problématiques, à établir une argumentation bien menée et à élaborer une dissertation personnelle et percutante.

Sciences Po, c’est l’étude des sciences de la cité. Il est donc important pour les élèves songeant à intégrer l’Ecole d’avoir un intérêt certain pour l’étude des sciences humaines et sociales.

… Une méthodologie et une rigueur à toute épreuve

La copie « esprit Sciences Po » comme dit plus haut est une copie à la maîtrise méthodologique parfaite. En effet, en premier lieu, le concours fait déjà sélection sur ce point. Le candidat doit avoir acquis la méthodologie de la dissertation et de l’essai pour l’épreuve de langue.

Il est temps de casser le mythe du « plan Sciences Po » car il n’y en a pas. En effet, ce qui compte c’est une pensée claire, ordonnée, argumentée et traitant du sujet dans sa globalité (sous plusieurs angles).

Il faut que la réflexion soit personnelle. Le fond et la forme comptent tout autant. Savoir rédiger une copie « esprit Sciences Po », c’est l’art de dire et de savoir dire. On ne peut faire l’économie de la présentation. Ce n’est pas un détail. S’il est normal de présenter une copie bien aérée, bien écrite et lisible, en revanche, le manque de soin dans la présentation est durement sanctionné.

L’ « esprit Sciences Po », c’est aussi être bon à l’oral. La préparation à l’oral est également non négligeable. Ce qui vaut pour la copie Sciences Po, vaut également pour les épreuves ou exposés oraux. En effet, l’élève doit avoir une bonne présentation de soi, une bonne intonation, un regard tourné vers son public. Il ne doit, bien sûr, pas se contenter de « recracher » ses nombreuses recherches mais bel et bien exposer son analyse à partir des données recherchées de façon claire, audible, structurée et appuyée (plan de classe à distribuer avant l’exposé, support powerpoint, vidéos…). L’exposé se doit d’être interactif et intéresser l’auditoire du début à la fin. Une maîtrise parfaite du sujet est donc la base d’un bon travail. Tout comme pour la dissertation, le contenu de l’exposé compte autant que la présentation orale (posture, prestance, intonation, interactivité avec le public…). La lecture de notes pendant l’exposé n’est évidemment pas tolérée. Il est important de bien travailler en amont ce qui implique une certaine rigueur et autonomie dans l’organisation de son travail.

Sciences Po nécessite une bonne dose de travail autonome. Certes les cours en TD font l’objet de fréquentes évaluations écrites ou orales. En revanche, les cours en amphi font l’objet d’un examen à la fin du semestre lors des fameuses semaines de partiels. Il est important d’être à jour dans sa prise de notes et l’apprentissage de ses cours. Il faut se fixer des objectifs réalisables mais adaptés à son mode de travail. Car là encore, connaître son cours est la base, il faut ensuite faire des recherches annexes, aller plus loin, lire des ouvrages en lien avec le programme afin de pouvoir présenter une copie solide.

On voit donc bien que la méthodologie, la rigueur et le sérieux du travail régulier sont la base sur laquelle l’élève doit s’appuyer pour aller plus loin (sorties culturelles, lecture d’ouvrages supplémentaires, presse…). L’élève doit démontrer une certaine maturité car l’encadrement est assez souple. C’est donc à lui de répartir sa charge de travail et de trouver un équilibre entre le travail à fournir et le temps des loisirs.

La préparation au Concours Sciences Po en amont est profitable à tous les niveaux car elle implique de bien travailler en Première et en Terminale, ce qui permet de soigner son dossier, que l’élève souhaite présenter sa candidature à Sciences Po Paris ou décide finalement d’intégrer une Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles et surtout de viser la mention au Bac !

 

… Une préparation conséquente à entreprendre en amont

Réussir Sciences Po ne s’improvise pas. Aux Cours Thalès, nous avons pris en compte cette nécessité de préparer le concours bien en amont. C’est pourquoi, nous proposons différentes formules adaptées aux besoins de chacun afin de commencer à préparer le concours pendant les vacances scolaires, et ce, dès la Première. 

En parallèle, l’élève doit fournir un travail personnel à la hauteur des exigences du concours. L’élève doit se tenir informé de l’actualité nationale et internationale. Il ne doit pas se cantonner à une seule source d’information, mais bien croiser et diversifier ses supports de lecture. Il doit s’entraîner à analyser l’actualité, prendre du recul et développer son esprit critique afin de pouvoir appréhender les différents angles d’un sujet et de pouvoir développer une réflexion personnelle argumentée en confrontant des idées et des points de vue.

L' »esprit Sciences Po », c’est l’art de répondre à toutes les questions, y compris les plus déroutantes. En effet, du concours (Sciences Po Paris) jusqu’à la fin du cursus Sciences Po, le chemin est jonché d’oraux en tous genre avec le plus redouté : Le Grand Oral, au cours duquel tous les élèves de l’Ecole doivent s’illustrer. Pour réussir à passer ces différents oraux, il faut bien sûr, une culture générale solide, mais il faut également user de stratégies communicatives. Ainsi, si le jury vous demande lors d’un entretien : « avez-vous regardé le dernier match de foot, qu’en avez-vous pensez ? ». L’élève ou candidat à l' »esprit Sciences Po » répondra avec assurance : « je n’ai pas regardé le dernier match de foot, vous savez je suis plutôt rugby ». Et là, il amènera le jury sur son terrain de prédilection. L' »Esprit Sciences Po », c’est pouvoir parler avec aisance de plusieurs sujets. Etant donné que la culture générale est une science à la connaissance infinie, si l’élève ou le candidat tombe sur une question qu’il ne maîtrise pas, il doit pouvoir établir des connexions et relier différentes connaissances acquises au sujet à traiter. 

Pour réussir un concours, l’élève doit parfaitement connaître ses points forts et ses points faibles afin de valoriser les premiers et de minimiser les seconds. Vous pouvez donc, sur une feuille blanche, lister vos points forts et vos points faibles avec l’aide de votre professeur. Peu importe si la liste des points faibles est prépondérante car seule la motivation et la progression comptent. Plus vous vous y prenez tôt, plus il vous sera aisé de progresser à votre rythme. Consolidez vos points forts et venez à bout de vos points faibles petit à petit. Par exemple, si les langues font partie de vos points faibles, vous devez impérativement vous imposez une rigueur et comprendre ce qui ne va pas pour mieux progresser. Là encore, pourquoi ne pas aller voir le professeur de langue en question et voir avec lui les points à revoir. Aussi, vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir des faiblesses dans la méthodologie de rédaction. Vous devez vous imposer comme priorité la maîtrise des règles rédactionnelles de la dissertation ou de l’essai. 

Une bonne préparation, c’est donc une préparation qui se fait bien en amont du concours, qui conduit l’élève à revoir ses lacunes et à consolider ses acquis, et enfin à mettre un point d’honneur à la maîtrise des classiques : rigueur rédactionnelle, construction d’une problématique, élaborer une réponse argumentée et structurée, bien connaître les règles de l’essai et de la dissertation en définitive.

La préparation au Concours Sciences Po en amont est profitable à tous les niveaux car elle implique de bien travailler en Première et en Terminale, ce qui permet de soigner son dossier, que l’élève souhaite présenter sa candidature à Sciences Po Paris ou décide finalement d’intégrer une prépa et surtout de viser la mention au Bac !  

… un projet d’étude pour différentes voies professionnelles

« Sciences Po mène à tout », qui n’a jamais entendu cette phrase ? Effectivement, Sciences Po se caractérise par une multitude de débouchés professionnels, selon le parcours choisi. Néanmoins, les choix arrivent rapidement, notamment le choix de la destination de la troisième année. Il est évident qu’en ayant un parcours bien pensé en amont, l’élève fera des choix judicieux qui prendront sens au moment de l’obtention de son diplôme. Il ne faut donc pas hésiter à visiter les salons « Grandes Ecoles », à se renseigner sur les différents IEP, sur les différents Masters auprès de la conseillère pédagogique de son établissement. Il faut avoir en tête que sous l’appellation « Sciences Po », se cachent des spécificités propres à chaque école qu’il faut connaître à l’heure de faire son choix de concours.

Préparer le parcours que l’on souhaiterait faire permet de se fixer un objectif qui sera une source de motivation supplémentaire tout au long de sa scolarité. 

 

 

 

 

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