Comment devenir kinésithérapeute ?

    De plus en plus de lycéens souhaitent devenir kinésithérapeutes. Alliant santé et bien souvent le domaine du sport, ce métier attire chaque année un certain nombre d’étudiants qui souhaitent dédier leur vie au bon fonctionnement de l’organisme et à ses capacités fonctionnelles. Avant toute chose il est important de se renseigner sur le métier en lui-même, en se posant les bonnes questions :

    • le métier de kinésithérapeute pourra-t-il vous plaire ?
    • le métier de kinésithérapeute est-il fait pour vous ?
    • en quoi consistent les études de kinésithérapeute?

    Quelle orientation choisir pour devenir kinésithérapeute ?

    Pour devenir kinésithérapeute, il est recommandé de choisir une orientation scientifique au lycée, mais bien entendu, rien n’est obligatoire et rien n’est fixé. En effet, il n’est pas exclu que des étudiants ayant choisi des filières davantage littéraires ou économiques aient réussi dans ce domaine et soient aujourd’hui devenus des kinésithérapeutes accomplis. Toutefois, certaines notions abordées dans des matières scientifiques au lycées peuvent vous aider dans la réussite de vos futures études. 

    Concernant les spécialités à choisir en Terminale, vous êtes libre de sélectionner celle qui vous rapportera le plus de points au Bac, en effet elles ne seront pas discriminantes pour votre poursuite d’étude en première année de médecine. Une spécialité S.V.T. peut toutefois être plus adaptée au vu des notions qui y sont abordées et qui peuvent être une première approche du métier de kinésithérapeute.  

    Pour les étudiants bénéficiant de la réforme du bac 2021, donc entrant en Terminale à partir de septembre 2020 pour l’année scolaire 2020/2021, il est là aussi fortement recommandé parmi les trois spécialités à choisir en Première, et les deux en Terminale, de sélectionner les S.V.T., essentielles pour beaucoup de matières de première année. Concernant les autres spécialités, les mathématiques et la Physique-Chimie sont également recommandées. Néanmoins, considérant la diversité des possibilités de parcours pour devenir kiné, vous pouvez tout à fait vous diriger vers une spécialité «  Humanité, Littérature et Philosophie» ou «Langues, Littérature et Cultures étrangères». 

    Comme pour un certain nombre de formations post-bac et contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire d’obtenir une mention spécifique au baccalauréat pour espérer devenir kiné. Le plus important est de sortir du lycée en ayant acquis suffisamment de bases solides sur lesquelles vous pourrez vous appuyer lors de votre première année d’études. La clé reste votre motivation à atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé.  

    Quel profil pour devenir kiné ?

    Une fois encore, il n’existe pas un « profil type du futur kiné », et heureusement. Les réformes, notamment celle du baccalauréat de 2021, jouant en la faveur de la diversité des profils, tous ceux qui le désirent peuvent postuler et être acceptés au sein formations de kiné. Bien entendu, certains aspects sont tout de même à prendre en considération si vous souhaitez vous lancer dans de telles études et les réussir ; choisir ses études, c’est parfois un choix de vie. Ainsi il est préférable que :

    • vous soyez persévérant, travailleur, disposer d’une motivation sans faille. Pour devenir kiné, il faut compter une formation de 5 ans après le bac. Ce ne sont pas 5 années à passer assis sur les bancs de la fac, mais des années d’apprentissages aussi bien théoriques que techniques au cours de stages et de mise en situation. Ainsi, il faut disposer de bonnes capacités d’intégration de l’information par la pratique mais surtout être capable d’appliquer les savoir théoriques plutôt que de les restituer sur une feuille au cours d’un simple examen écrit.
    • Être prêt à beaucoup apprendre par cœur notamment les schémas. Un bon kiné connait le corps humain dans toute sa musculature. Le schéma étant un outil de travail visuel, il est souvent plus facile pour les étudiants de retenir l’information. Toutefois, cela n’est pas toujours une mince affaire si l’on n’en a pas pris l’habitude au lycée par exemple. Ainsi, plus on y travaille, plus l’apprentissage théorique deviendra aisé avec le temps, surtout si ces savoirs sont mis en exécution lors de cas pratiques. Ce n’est qu’une question de temps de travail. 

    Il est très préférable d’apprécier le contact humain. Qu’il s’agisse d’un contact physique ou social ! Le travail du kinésithérapeute passe par le toucher, alors il faut être à l’aise avec cette notion ou en tout cas rapidement s’y faire. La formation de kiné met rapidement les étudiants face à des cas pratiques, au cours desquels les sujets d’études sont les élèves eux-mêmes ! Alors pas de panique. Un bon kiné doit être à l’écoute de son patient, quel que soit son problème. Sa particularité est qu’il intervient alors que le patient est éveillé et doit donc être particulièrement vigilent à ce que lui dit ce dernier. Il est parfois important d’engager des discussions pour mieux comprendre le corps de la personne que l’on a entre les mains : comprendre comment, pourquoi il a été amené à venir vous consulter, qu’est-ce qui pourrait le soulager, ou décrire les potentielles douleurs au cours de votre examen. 

    Ainsi, contrairement aux idées reçues, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir un intérêt poussé pour les sciences pour devenir kiné, il faut en revanche être prêt à travailler, apprendre par cœur et écouter le patient. 

    Quelles études pour devenir kiné ?

    Pour devenir kinésithérapeute, plusieurs parcours sont possibles et vous feront accéder au même statut. Ces études durent 5 ans au bout desquelles l’étudiant se verra attribué un DE (diplôme d’Etat) masseur kinésithérapeute. Ainsi, ces études comportent 1 année de sélection et 4 ans de préparation en IFMK (Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie). 

    L’accès à l’IFMK se fait après : 

    • Parcours spécifique « accès santé » (PASS)
    • L1 en licence avec option « accès santé en kinésithérapie » (L.A.S)
    • L1 en licence biologie et STAPS
    • Le PASS remplace depuis la rentrée 2020, la PACES. Cette première année est en lien avec le domaine de la santé de manière globale. Elle peut s’effectuer au sein d’une faculté de santé et c’est à l’issu de cette dernière que l’étudiant pourra être candidat pour de futures études de médecines, de maïeutique, d’odontologie ou de pharmacie et de kinésithérapie. 

    Le PASS permet non seulement d’avoir un enseignement axé sur la santé mais également de se spécialiser dans une autre discipline telles que les sciences de la vie et de la terre, la chimie, le droit ou les mathématiques. Il s’agit en fait d’une discipline « mineure » qui peut vous servir si vous avez des projets précis. Il n’est pas conseillé de choisir une mineure spécifique pour devenir kiné, chacune pourra vous apporter des savoirs supplémentaires qui vous serviront quoiqu’il advienne.  Toutefois, avant de sélectionner une PASS sur Parcoursup, il faut être certain que cet établissement a signé une convention avec un IFMK ou une faculté de santé sans quoi le pont entre la PASS et l’IFMK sera complexe. 

    Une fois votre première année de PASS validée, il vous sera possible de candidater vers la filière Kiné. Néanmoins, il est possible que vous validiez mais ne soyez pas admis, il vous faudra alors poursuivre dans une deuxième année de licence classique ou bien dans une L.A.S. en choisissant la même discipline que celle que vous aviez choisie en PASS. Cette fois-ci, la santé sera considérée comme votre « mineure ». Voilà pourquoi il est conseillé de bien choisir sa mineure en PASS. A l’issu de votre L2 ou L3, il vous sera à nouveau possible de postuler vers les études de santé que vous souhaitez. 

    Dans le cas ou vous ne valideriez pas votre PASS, il ne vous sera ni possible de postuler aux études de santé ni de redoubler votre année. Il faudra alors vous réorienter vers d’autres études. 

    Comme mentionné plus haut, la L.A.S. est également une option qui vous permettra d’accéder à la IFMK. Toutefois, contrairement à la PASS, la santé n’est pas la majeure. Il vous faudra choisir une discipline qui vous intéresse comme par exemple la physique avec l’option « Accès Santé » en kiné. A l’inverse de la PASS, si votre première année est validée mais que vous n’êtes pas admis en kiné, vous pouvez très bien continuez en L.A.S. en physique et retenter l’admission l’année suivante. Si vous ne validez pas votre première année, il vous est possible de redoubler. 

    La dernière option consiste en une licence en STAPS. La licence STAPS est de plus en plus prisée et les places sont limitées. Cette filière favorise la pratique sportive, c’est donc un plus si vous êtes amateur d’un sport ! Si vous validez votre première année de STAPS, vous êtes soit admis en kiné soit non et il vous faut poursuivre une deuxième année à l’issu de laquelle vous pourrez à nouveau candidater aux études de kiné. Si vous ne validez pas votre première année, il vous faudra redoubler ou bien vous réorienter. 

    Ces trois parcours offrent chacun une alternative différente en passant par des disciplines variées. L’option STAPS est un choix stratégique si vous êtes intéressé par la pratique sportive et la biologie. La LAS permet une approche différente en vous tournant vers des disciplines éloignées de la biologie dans un premier temps, tout en préservant vos objectifs de devenir kiné grâce à l’option accès santé. Enfin, si vous êtes fortement intéressé par le domaine de la santé et des sciences, la PASS est davantage recommandée.  

    Les étudiants peuvent candidater deux fois au maximum aux études de kinésithérapie au cours de leur 1er cycle universitaire, après quoi ils devront obligatoirement se réorienter. Quelle que soit la formation que vous choisissez, la candidature en kinésithérapie sera jugée sur les résultats que vous aurez obtenus au cours de votre première année à l’université (LAS, PASS, STAPS). Un entretien oral avec un jury est parfois requis afin d’intégrer les formations de kinésithérapie.

    Néanmoins, il existe des passerelles autre que ces formations afin d’accéder à des études de kiné. Toutefois, les étudiants en IFMK issus de ce types de passerelles ne représentent que 5% de la totalité des élèves. (en 2022, on compte 3031 places en IFMK par exemple). Ainsi, il est aussi possible d’entrer en IFMK en ayant suivi d’autres formations liées à la santé. Les titulaires d’un diplôme d’Etat d’infirmier, de pédicure-podologue, d’ergothérapeute, de psychomotricien, de manipulateur d’électroradiologie médicale, d’un BTS en imagerie médicale et radiologie thérapeutique, d’un certificat de capacité d’orthophoniste, d’orthoptiste mais aussi si vous avez validé votre premier cycle de médecine (DFGSM), de maïeutique (DFGSMA), d’odontologie (DFGSO) ou de pharmacie (DFGSP). Tous les titulaires d’un diplôme reconnu au grade de master peuvent espérer intégrer un IFMK. 

    Une fois un institut de formation de masso-kinésithérapie est partagée en deux cycles de deux ans : au cours du premier cycle, les fondamentaux vous seront enseignés ainsi que l’ingénierie de la kinésithérapie et les savoirs transversaux (anglais, méthodologie, par exemple), le second étant plus pré professionnel, vous y approfondirez les points vus en premier cycle et aurez davantage d’exercices pratiques. 

    La carrière d’un kinésithérapeute

    Une fois sorti de votre IFMK, il vous est possible de travailler dans différents secteurs et établissements. Les débouchés dans le secteur public sont les suivants : 

    • Les hôpitaux
    • Les maisons de retraite
    • Les centres de remise en forme
    • Fédérations sportives
    • Les centres de thalassothérapie

    Le kiné dans le secteur hospitalier 

    Dans le secteur hospitalier, le kiné peut être amené à travailler dans les domaines suivants : 

    • la traumatologie : suite à une opération, une pose de prothèse… 
    • la rhumatologie : pour traiter les rhumatismes, l’arthrose
    • la neurologie : pour travailler avec des patients atteints de la maladie de Parkinson, d’hémiplégie, de sclérose en plaques ou de maladie affectant la capacité d’équilibre
    • la gériatrie : sur les pathologies liées au vieillissement 
    • la pédiatrie et l’orthopédie infantile : pour les malformations congénitales mais également les phases aiguës de bronchiolite ou les crises d’asthme (kinésithérapie respiratoire)
    • la cardiologie : après un infarctus, des artérites…

    Evolution de carrière : Dans les hôpitaux, après une expérience professionnelle de quatre ans, le masseur-kinésithérapeute peut choisir de préparer le diplôme de cadre de santé en un an ou celui de directeur de soins, en deux ans. Il pourra alors obtenir un post d’encadrement ou alors devenir formateur auprès d’étudiants.  

    Il est également tout à fait possible de poursuivre vos études en vous spécialisant davantage. Vous pourrez ainsi devenir kiné du sport, kiné respiratoire ou kiné gériatrique, ce qui vous permettra de vous spécialiser davantage. 

    Salaire : entre 1980€ et 3500€ net mensuel en fonction de l’ancienneté du kinésithérapeute 

    Avantage : l’exercice et la patientèle est variée et formatrice, le kiné est confronté à toute sorte de cas 

    Dans le secteur privé, le kiné peut travailler pour des centres hospitaliers, des centres de rééducation mais également pour des institutions sportives privées telles que des équipes de sport spécifiques. 

    Le kiné libéral

    Le métier de kinésithérapeute peut être exercé de façon libérale, il peut donc ouvrir son cabinet et pratiquer en toute légalité. C’est d’ailleurs très courant. 

    Le salaire varie en fonction de la clientèle qui est là encore très variée : il peut s’agir d’entreprises privées, de société d’assurance et de particuliers. Le kiné peut également être amené à se déplacer et effectuer des séances à domicile. 

    Les inconvénients résident dans le fait qu’il faille investir dans un équipement pour répondre au besoin de la clientèle. Le salaire peut également être très inégal d’un mois à un autre selon l’importance du nombre de patients. Il faut aussi prendre en compte toutes les formalités administratives liées à la création et la gestion d’une entreprise. 

    Toutefois, au-delà de sa fonction première, le kinésithérapeute peut être amené à effectuer des tâches différentes. Ainsi, il peut être amené à animer des séminaires et ainsi former les nouveaux professionnels de santé. Il lui est également parfois possible de travailler dans l’Humanitaire 

    Avec le développement de la pratique du sport, le métier de kiné est plus que jamais indispensable. Bien évidemment, comme nous l’avons mentionné, le kinésithérapeute n’intervient pas que dans le domaine du sport et c’est bien évidemment ce qui en fait sa richesse. A vous de choisir le domaine qui vous correspond, en milieu hospitalier ou en libéral ; à vous de voir ce qui vous correspond !

    Devenir kiné est un projet certes ambitieux mais une bonne préparation vous aidera à mieux appréhender ces études et la sélection à laquelle vous serez confronté. C’est pourquoi Cours Thalès propose des stages de préparation aux études de kiné en Première et en Terminale afin de permettre à ses élèves de mettre toutes les chances de réussite de leur côté.

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