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Le Bac 2021 : un examen au rabais ?

La session du Bac 2021 achevée, l’heure est au bilan : un sondage de l’Ifop révèle que plus de deux tiers des lycéens interrogés craignent que leur diplôme ne soit dévalorisé. Peut-on parler de « génération sacrifiée » ? Cours Thalès décrypte pour vous l’actualité. 

Un Bac impacté par la crise sanitaire 

Les lycéens qui ont passé le Bac en juin 2021 ont non seulement été les pionniers de la réforme du nouveau Bac mais ont aussi été très largement touchés par la crise sanitaire. Notons que ces bacheliers n’avaient déjà pas passé les épreuves anticipées du Bac Français ni les dernières sessions des EC, ces évaluations étant complètement remplacées par le contrôle continu. En outre, en juin 2021, les modalités d’examen avaient été ajustées, toujours dans le contexte de la crise sanitaire : suppression des EC au profit d’un contrôle continu, annulation des épreuves de spécialité remplacées aussi par un contrôle continu, sujets multiples en Philosophie et maintien de la meilleure notre entre l’épreuve terminale et la moyenne annuelle. 
C’est ainsi que, 71 % des lycéens interrogés par l’Ifop affirment être inquiets quant à la valeur de leur diplôme, la session 2021 ayant été majoritairement évaluée en contrôle continu en Première et en Terminale. Ces nouveaux bacheliers redoutent principalement que leur diplôme soit considéré comme « moins valable » par rapport à celui de leurs ainés. 

Un taux de réussite historique 

Cette sensation de « dévalorisation » du diplôme ne date pas de la crise sanitaire. En effet, l’historique de l’évolution du taux de réussite au Bac est sans équivoque : en 1967, le pourcentage d’admis était de 61,7 contre 90,5 en 2021 à l’issue du premier groupe. Il s’agit alors « d’un niveau jamais atteint » selon le ministère de l’Éducation nationale. Mais peut-on réellement parler de « Bac au rabais » alors que les enjeux et les modalités d’évaluation ont finalement aussi changé ? 

La nouvelle formule du Bac divise 

C’est en 1808 que Napoléon instaure le Baccalauréat tel qu’il existe encore aujourd’hui. Surnommé « le bachot », l’examen n’était composé que d’épreuves orales et ne comportait pas de notes, seulement des mentions allant de « très bien » à « mal ». C’est donc Jules Ferry qui réforme ce Bac jugé obsolète en créant une échelle de notation et des épreuves écrites. L’examen national a connu sa dernière grande réforme en 2021 : « le Bac nouvelle formule », évalué en contrôle continu (40 % de la note finale)  et en épreuves terminales (60 % de la note finale). Par ailleurs, l’oral fait son grand retour avec la création du fameux Grand Oral
Cette nouvelle formule divise : nous trouvons d’une part ceux qui défendent un examen national complètement équitable et non évalué par les professeurs de l’établissement du candidat, et d’autre part ceux qui défendent la régularité dans le travail qu’impose naturellement la notation en contrôle continu. 
Enfin, selon le même sondage mené par l’Ifop, huit élèves sur dix se disent très satisfaits de ce Bac « à la carte » avec l’apparition des enseignements de spécialités remplaçant les anciennes filières S/ES/L. Toutefois, plus d’un tiers des élèves interrogés se dit mal informé ou mal orienté sur le choix des spécialités à effectuer. 

Le sondage mené par l’Ifop au sujet du Bac 2021 traduit une inquiétude chez les jeunes. Toutefois, ces données sont à analyser avec discernement :  le Bac reste une voie d’accès aux études supérieures et non au monde professionnel. Aussi, les formations post-Bac ont su adapter leur recrutement et leurs exigences. 

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