Les écoles d’ingénieurs s’inquiètent du niveau en Maths des lycéens
- Accueil
- ›
- Post-Bac Ingénieurs
- ›
- Les écoles d’ingénieurs s’inquiètent du niveau en Maths des lycéens
Les formations post-bac – écoles d’ingénieurs comme prépas scientifiques – constatent depuis plusieurs années une baisse du niveau en mathématiques des néo-bacheliers. Ce n’est plus seulement un ressenti pédagogique : l’enquête PISA 2025, dont les résultats ont été publiés en septembre 2026, confirme le recul. Face à des profils plus hétérogènes, les établissements multiplient les dispositifs de remise à niveau dès la rentrée.
Un retard lié à la réforme du Bac
Les professeurs de mathématiques s’accordent sur une baisse globale du niveau depuis quelques années, accentuée par la création du nouveau Bac : fin des filières S, ES et L au profit d’enseignements de spécialité choisis par l’élève. L’objectif – sortir de l’image de « voie royale » scientifique et ouvrir d’autres parcours – était louable. Mais les formations sélectives ont vite rappelé leurs exigences : spécialité Mathématiques, souvent l’option Maths expertes, et des résultats solides pour intégrer une école d’ingénieurs ou une prépa scientifique.
Moins d’élèves formés en mathématiques
Depuis la réforme, une part importante des lycéens arrête les mathématiques après la Seconde, et tous ceux qui prennent la spécialité ne la poursuivent pas jusqu’en Terminale. Les filles ont aussi nettement déserté la spécialité Mathématiques, ce qui creuse davantage les écarts sociaux et professionnels à venir.
Les formations supérieures s’adaptent
La réforme du Bac n’explique pas tout : le Covid a laissé des traces, et PISA 2025 montre une érosion plus large des acquis. Les établissements post-bac ont donc adapté leurs programmes et leur pédagogie d’accueil pour que chaque étudiant puisse consolider son niveau en mathématiques et poursuivre son cursus.
Remédiation, tests et accompagnement
Pour combler les lacunes à l’entrée en première année, les écoles proposent tutorat, stages intensifs, vidéos de cours ou semaines de remise à niveau. Certaines généralisent un tronc commun dès la rentrée (comme le PASS de l’ESIEA, suivi notamment par Le Parisien en septembre 2026). D’autres s’appuient sur des tests de positionnement – à l’image du « Tomic » au CESI – pour repérer les besoins et cibler les rattrapages. Des INSA proposent aussi des cours de rattrapage en chimie et en physique sur des notions non consolidées en Terminale.
Pour un lycéen qui vise une école d’ingénieurs ou une prépa, anticiper ce choc de niveau avant la rentrée reste le levier le plus efficace : consolider la Terminale, s’entraîner aux concours, et arriver avec des bases solides plutôt que de découvrir les lacunes en octobre.