Les salaires des ingénieurs en France suscitent un vif intérêt, tant chez les étudiants qui envisagent cette voie que chez les professionnels déjà en poste. Métier à forte valeur ajoutée, l’ingénierie offre des rémunérations attractives, mais celles-ci varient considérablement selon la spécialité, l’expérience, le secteur d’activité ou encore la taille de l’entreprise. Dans cette page, nous passons en revue les salaires moyens des ingénieurs en France, les écarts entre différentes spécialités et niveaux d’expérience, ainsi que les principaux facteurs qui influencent leur rémunération.
Salaire moyen d’un ingénieur en France
Le salaire moyen d’un ingénieur en France représente un indicateur clé pour évaluer l’attractivité du métier, avec un médian brut annuel autour de 64 000 € en 2025, reflétant une forte demande sur le marché du travail. Cette section détaille le salaire brut annuel et net mensuel toutes spécialités confondues, ainsi que son évolution par paliers d’expérience. Un tableau récapitulatif illustre les écarts entre débutants, confirmés, seniors et managers.
Évolution du salaire de l’ingénieur selon l’expérience
La rémunération des ingénieurs en France progresse rapidement avec l’expérience, passant d’environ 38 000 € brut annuel pour un débutant (0-2 ans) à plus de 78 000 € pour un senior (+10 ans). Cette trajectoire reflète l’acquisition progressive de compétences spécialisées, la prise de responsabilités croissantes et une meilleure négociation lors des mobilités internes ou externes. Les premières années (0-5 ans) marquent une accélération notable, avec une hausse moyenne de 8-10% par an, grâce à l’apprentissage terrain, les certifications techniques et la mobilité sectorielle vers des domaines en tension comme l’IT ou l’énergie.
À partir de 5-10 ans d’expérience, la progression se stabilise autour de 5-7% annuels, portée par les promotions internes, les bonus de performance et les packages incluant voiture de fonction ou stock-options dans les grandes entreprises. En fin de carrière ou en management, les salaires dépassent souvent 100 000 € brut annuel, intégrant primes variables (10-20% du fixe), intéressement et éventuelles rémunérations différées ; un manager expérimenté peut ainsi atteindre 120 000-150 000 € dans les secteurs stratégiques.
Cette évolution reste cependant tributaire du secteur et de la localisation : les ingénieurs en Île-de-France ou dans l’aéronautique voient leur salaire grimper plus vite que la moyenne nationale. Le tableau ci-dessous résume les paliers typiques pour un ingénieur toutes spécialités confondues :
| Niveau d’expérience | Salaire médian brut annuel (€) | Fourchette typique (€) |
|---|---|---|
| Débutant (0-2 ans) | 38 000 | 35 000 – 42 000 |
| Confirmé (3-10 ans) | 58 000 | 48 000 – 70 000 |
| Senior (10+ ans) | 78 000 | 65 000 – 95 000 |
| Manager | 83 000 | 70 000 – 100 000 |
Différence de salaire par type d’ingénieur
Les salaires des ingénieurs en France varient fortement selon la spécialité, en fonction de la demande sectorielle, de la rareté des compétences et des enjeux stratégiques associés. Les métiers en tension comme l’informatique ou la cybersécurité offrent des rémunérations supérieures à la moyenne nationale de 64 000 € brut annuel, tandis que les filières plus traditionnelles comme l’hydraulique progressent plus lentement. Cette section présente un tableau récapitulatif des salaires par type d’ingénieur (débutant, médian, senior), avec des liens vers notre page dédiée aux types d’ingénieurs et des fiches spécialisées pour approfondir chaque parcours.
| Spécialité | Débutant (brut annuel €) | Médian (brut annuel €) | Senior (brut annuel €) |
|---|---|---|---|
| Informatique | 42 000 | 70 000 | 95 000+ |
| Qualité | 38 000 | 60 000 | 82 000 |
| Cybersécurité | 45 000 | 75 000 | 100 000+ |
| Aéronautique | 40 000 | 68 000 | 90 000 |
| Domotique | 39 000 | 62 000 | 85 000 |
| Télécom & Réseau | 41 000 | 65 000 | 88 000 |
| Industriel | 38 000 | 60 000 | 80 000 |
| Electronique | 39 000 | 63 000 | 85 000 |
| Robotique | 42 000 | 70 000 | 92 000 |
| Mécanique | 37 000 | 58 000 | 78 000 |
| Systèmes Embarqués | 41 000 | 68 000 | 90 000 |
| Automobile | 38 000 | 62 000 | 82 000 |
| Automatisme | 39 000 | 64 000 | 86 000 |
| Énergie | 40 000 | 66 000 | 88 000 |
| Hydraulique | 36 000 | 56 000 | 75 000 |
| Climatique | 37 000 | 58 000 | 78 000 |
| Chimie | 38 000 | 62 000 | 82 000 |
| Matériaux | 37 000 | 60 000 | 80 000 |
| Biologie | 39 000 | 64 000 | 85 000 |
Le salaire de l’ingénieur Informatique
Les ingénieurs informatiques jouissent de salaires parmi les plus attractifs en France, portés par une demande soutenue en expertise numérique et une pénurie chronique de profils qualifiés. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel s’établit autour de 70 000 €, avec des débutants à environ 42 000 € brut annuel et des seniors dépassant facilement 95 000 € dans les hubs tech parisiens ou lyonnais. Cette dynamique est renforcée par des bonus annuels de 10-20%, des stock-options dans les startups en croissance, et des opportunités de mobilité internationale qui accélèrent les progressions de carrière.
Pour un jeune diplômé issu d’une école d’ingénieurs (Polytechnique, CentraleSupélec ou ENSIIE), le premier CDI offre souvent 38 000 à 48 000 € brut, complété par des primes d’entrée et formations certifiantes (AWS, DevOps). Après 3-7 ans, les confirmés atteignent 52 000 à 75 000 €, grâce à la maîtrise de stacks modernes (IA, cloud) et à des postes en SSII ou éditeurs logiciels. Les seniors (8+ ans), spécialisés en architecture ou cybersécurité logicielle, visent 80 000 à 120 000 €, avec packages incluant télétravail hybride et intéressement attractif.
Le salaire de l’Ingénieur Qualité
Les ingénieurs qualité occupent un rôle stratégique dans les industries normées (aéronautique, pharma, automobile), où leur expertise en normes ISO et management des risques garantit la conformité des processus. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel se situe autour de 60 000 €, avec des débutants à environ 38 000 € et des seniors expérimentés certifiés (Six Sigma Black Belt, Auditeur IRCA) atteignant 82 000 € dans les grands groupes industriels. Cette rémunération stable progresse grâce à la demande croissante en RSE et traçabilité, particulièrement dans les secteurs exportateurs.
Un jeune diplômé commence typiquement à 36 000-42 000 € brut annuel en contrôle qualité ou veille réglementaire, avec formations internes sur les outils comme Minitab ou SAP QM. Après 3-7 ans, les confirmés gravissent vers 55 000-70 000 € en gestion de projets qualité ou animation d’équipes, souvent dans l’automobile (Stellantis) ou l’agroalimentaire. Les seniors (8+ ans), spécialisés en audit international ou excellence opérationnelle, visent 75 000-90 000 €, enrichis de primes liées aux certifications zéro défaut et mobilité site vers site.
Le salaire de l’Ingénieur Cybersécurité
Les ingénieurs cybersécurité profitent de salaires parmi les plus élevés du secteur ingénierie, tirés par la criticité des enjeux de protection des données et l’explosion des cybermenaces. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel avoisine les 75 000 €, avec des débutants à environ 45 000 € et des seniors certifiés (CISSP, CISM) dépassant 100 000 € dans les banques, ESN ou administrations sensibles. Cette rémunération boostée inclut souvent des bonus liés aux audits réussis et des packages avec télétravail renforcé.
Un jeune diplômé d’écoles comme EPITA, EURECOM ou 6Moon intègre à 42 000-50 000 € brut annuel en SOC analyst ou pentesting junior, avec formations sur Splunk et outils SIEM. Après 3-7 ans, les confirmés escaladent à 65 000-85 000 € en architecture sécurité ou réponse incident, chez des acteurs comme Thales ou Orange Cyberdéfense. Les seniors (8+ ans), experts en threat hunting ou CISO adjoint, ciblent 90 000-130 000 €, complétés par variables sur ROI sécurité et mobilité européenne.
Le salaire de l’Ingénieur Cybersécurité
Les ingénieurs cybersécurité profitent de salaires parmi les plus élevés du secteur ingénierie, tirés par la criticité des enjeux de protection des données et l’explosion des cybermenaces. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel avoisine les 75 000 €, avec des débutants à environ 45 000 € et des seniors certifiés (CISSP, CISM) dépassant 100 000 € dans les banques, ESN ou administrations sensibles. Cette rémunération boostée inclut souvent des bonus liés aux audits réussis et des packages avec télétravail renforcé.
Un jeune diplômé d’écoles comme EPITA, EURECOM ou 6Moon intègre à 42 000-50 000 € brut annuel en SOC analyst ou pentesting junior, avec formations sur Splunk et outils SIEM. Après 3-7 ans, les confirmés escaladent à 65 000-85 000 € en architecture sécurité ou réponse incident, chez des acteurs comme Thales ou Orange Cyberdéfense. Les seniors (8+ ans), experts en threat hunting ou CISO adjoint, ciblent 90 000-130 000 €, complétés par variables sur ROI sécurité et mobilité européenne.
Le salaire de l’Ingénieur Domotique
Les ingénieurs domotique conçoivent et intègrent des systèmes intelligents pour bâtiments (éclairage, chauffage, sécurité), un secteur en pleine expansion avec la transition énergétique et le marché des smart homes. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel tourne autour de 62 000 €, avec des débutants à environ 39 000 € et des seniors spécialisés IoT/BACnet dépassant 85 000 € dans les intégrateurs comme Schneider Electric ou Legrand.
Un jeune diplômé d’écoles comme l’INSA ou l’ESIEE débute à 37 000-43 000 € brut annuel en conception de KNX ou commissioning de bâtiments tertiaires, avec formations sur protocoles Zigbee et Matter. Après 3-7 ans, les confirmés progressent à 55 000-72 000 € en chef de projet domotique ou BIM intégré, souvent dans le résidentiel haut de gamme ou l’hôtellerie. Les seniors (8+ ans), experts en cybersécurité domotique ou gestion énergétique prédictive, visent 78 000-95 000 €, enrichis de primes sur efficiencies énergétiques et certifications IPMA.
Le salaire de l’Ingénieur Télécom & Réseau
Les ingénieurs télécom et réseau pilotent les infrastructures de communication (5G, fibre optique, data centers), un domaine clé de la transformation numérique avec une demande soutenue chez les opérateurs et équipementiers. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel s’établit autour de 65 000 €, avec des débutants à environ 41 000 € et des seniors certifiés CCNP ou 5G NR dépassant 88 000 € dans des groupes comme Orange, SFR ou Nokia.
Un jeune diplômé d’écoles comme Télécom Paris, INSA ou Polytech commence à 39 000-45 000 € brut annuel en déploiement RAN ou support niveau 2, avec formations Cisco et protocoles MPLS. Après 3-7 ans, les confirmés grimpent à 58 000-75 000 € en architecture réseau ou virtualisation NFV, souvent chez des intégrateurs comme Capgemini ou Atos. Les seniors (8+ ans), spécialisés en orchestration SDN ou cybersécurité réseau, visent 80 000-100 000 €, boostés par primes d’astreinte et projets edge computing.
Le salaire de l’Ingénieur Industriel
Les ingénieurs industriels optimisent les processus de production et les chaînes d’approvisionnement dans les secteurs manufacturiers, un métier polyvalent essentiel à la compétitivité des entreprises face à la relocalisation et l’Industrie 4.0. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel se situe autour de 60 000 €, avec des débutants à environ 38 000 € et des seniors experts en lean management ou supply chain dépassant 80 000 € dans les grands groupes comme Airbus, Renault ou Saint-Gobain.
Un jeune diplômé d’écoles comme Arts et Métiers, INP ou Centrale Lille intègre à 36 000-42 000 € brut annuel en planification production ou amélioration continue, avec formations sur ERP SAP et outils comme Arena simulation. Après 3-7 ans, les confirmés atteignent 52 000-68 000 € en chef de projet industriel ou responsable flux, souvent dans l’automobile ou l’agroalimentaire. Les seniors (8+ ans), spécialisés en transformation digitale ou RSE supply chain, visent 72 000-90 000 €, enrichis de primes sur gains d’efficacité et certifications APICS.
Le salaire de l’Ingénieur Electronique
Les ingénieurs électroniques conçoivent et industrialisent des circuits, capteurs et systèmes embarqués, un domaine en tension avec la montée de l’IoT, l’électronique de puissance et la miniaturisation. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel s’établit autour de 63 000 €, avec des débutants à environ 39 000 € et des seniors spécialisés en FPGA ou analogique dépassant 85 000 € chez des leaders comme STMicroelectronics, Thales ou NXP.
Un jeune diplômé d’écoles comme ENSE3, ESIEE ou Polytech débute à 37 000-43 000 € brut annuel en conception PCB ou validation composants, avec formations sur Altium Designer et outils de simulation SPICE. Après 3-7 ans, les confirmés progressent à 56 000-72 000 € en BE électronique ou industrialisation, souvent dans l’aéronautique ou le médical. Les seniors (8+ ans), experts en systèmes embarqués critiques ou 5G RF, visent 77 000-95 000 €, complétés par primes R&D et certifications IPC.
Le salaire de l’Ingénieur Robotique
Les ingénieurs robotique développent des systèmes autonomes, cobots et IA embarquée, un secteur en forte croissance porté par l’industrie 4.0, la logistique automatisée et la robotique médicale. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel avoisine les 70 000 €, avec des débutants à environ 42 000 € et des seniors experts en ROS ou vision industrielle dépassant 92 000 € chez des acteurs comme Aldebaran, Exotec ou Siemens.
Un jeune diplômé d’écoles comme Centrale Nantes, ENSTA ou ISIR intègre à 40 000-46 000 € brut annuel en programmation PLC ou simulation Gazebo, avec formations sur kinematics et capteurs LiDAR. Après 3-7 ans, les confirmés escaladent à 60 000-78 000 € en intégration robotique ou R&D collaborative, souvent dans l’automobile ou l’agroalimentaire. Les seniors (8+ ans), spécialisés en swarm robotics ou IA temps réel, ciblent 85 000-105 000 €, boostés par primes innovation et projets européens Horizon.
Le salaire de l’Ingénieur Mécanique
Les ingénieurs mécaniques conçoivent et optimisent des structures, machines et systèmes thermiques, un pilier de l’industrie traditionnelle en mutation vers la conception durable et l’impression 3D. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel se situe autour de 58 000 €, avec des débutants à environ 37 000 € et des seniors experts en CAO avancée ou simulation CFD dépassant 78 000 € dans les secteurs aéronautique, automobile ou énergie.
Un jeune diplômé d’écoles comme Arts et Métiers, INSA Rouen ou ENSAM commence à 35 000-40 000 € brut annuel en bureau d’études ou calcul de résistance, avec formations sur SolidWorks et Ansys. Après 3-7 ans, les confirmés atteignent 50 000-65 000 € en chef de projet mécanique ou industrialisation, souvent chez Safran, Renault ou Alstom. Les seniors (8+ ans), spécialisés en matériaux composites ou vibroacoustique, visent 70 000-85 000 €, enrichis de primes R&D et certifications Six Sigma.
Le salaire de l’Ingénieur Systèmes Embarqués
Les ingénieurs systèmes embarqués développent les logiciels et firmwares pour microcontrôleurs, IoT et véhicules connectés, un domaine critique en pleine expansion avec l’edge computing et l’électrification. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel s’établit autour de 68 000 €, avec des débutants à environ 41 000 € et des seniors experts en RTOS ou ARM Cortex dépassant 90 000 € chez des leaders comme STMicro, Bosch ou Continental.
Un jeune diplômé d’écoles comme ENSEEIHT, ESILV ou UTBM intègre à 39 000-45 000 € brut annuel en développement C embarqué ou debug JTAG, avec formations sur FreeRTOS et outils Keil. Après 3-7 ans, les confirmés progressent à 60 000-78 000 € en intégration hardware/software ou validation ASIL, souvent dans l’automobile ou le médical. Les seniors (8+ ans), spécialisés en sécurité embarquée ou AI inferencing, visent 82 000-100 000 €, complétés par primes critique et certifications Functional Safety.
Le salaire de l’Ingénieur Automobile
Les ingénieurs automobile conçoivent et optimisent les véhicules (moteurs, châssis, ADAS), un secteur en pleine transition électrique et autonome malgré les défis économiques des constructeurs européens. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel se situe autour de 62 000 €, avec des débutants à environ 38 000 € et des seniors spécialisés en powertrain électrique ou simulation NVH dépassant 82 000 € chez Stellantis, Renault ou Valeo.
Un jeune diplômé d’écoles comme ESTACA, INSA ou Polytech Strasbourg débute à 36 000-42 000 € brut annuel en bureau d’études ou tests bancs d’essai, avec formations sur Catia V6 et Matlab/Simulink. Après 3-7 ans, les confirmés grimpent à 54 000-70 000 € en chef de projet plateforme ou validation véhicule, souvent dans les motorisations hybrides. Les seniors (8+ ans), experts en homologation Euro 7 ou conduite autonome L3, visent 75 000-92 000 €, enrichis de primes innovation et mobilité internationale.
Le salaire de l’Ingénieur Automatisme
Les ingénieurs automatisme conçoivent des systèmes de contrôle-commande pour machines et processus industriels (PLC, SCADA, variateurs), un métier clé de l’Industrie 4.0 et de la maintenance prédictive. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel s’établit autour de 64 000 €, avec des débutants à environ 39 000 € et des seniors certifiés Siemens ou Rockwell dépassant 86 000 € chez Schneider Electric, Siemens ou dans l’énergie.
Un jeune diplômé d’écoles comme ENSTA Bretagne, UTBM ou INP Toulouse intègre à 37 000-43 000 € brut annuel en programmation ladder ou mise en service lignes automatisées, avec formations sur TIA Portal et Codesys. Après 3-7 ans, les confirmés progressent à 57 000-73 000 € en architecture automatisme ou supervision DCS, souvent dans l’agroalimentaire ou la pharma. Les seniors (8+ ans), spécialisés en IIoT ou cybersécurité industrielle, visent 78 000-95 000 €, boostés par primes astreinte et projets d’upgrade 4.0.
Le salaire de l’Ingénieur Énergie
Les ingénieurs énergie pilotent les projets de production, distribution et efficacité énergétique (nucléaire, renouvelables, réseaux intelligents), un secteur stratégique boosté par la transition écologique et les objectifs REPowerEU. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel avoisine les 66 000 €, avec des débutants à environ 40 000 € et des seniors experts en stockage ou hydrogène dépassant 88 000 € chez EDF, Engie ou TotalEnergies.
Un jeune diplômé d’écoles comme Mines Paris, ENSE3 ou Polytech débute à 38 000-44 000 € brut annuel en études thermiques ou dimensionnement photovoltaïque, avec formations sur ETAP et modélisation éolienne. Après 3-7 ans, les confirmés atteignent 58 000-75 000 € en chef de projet SMR ou efficacité industrielle, souvent dans les EnR ou le nucléaire de pointe. Les seniors (8+ ans), spécialisés en smart grids ou décarbonation process, visent 80 000-100 000 €, enrichis de primes performance bas-carbone et certifications LEED.
Le salaire de l’Ingénieur Hydraulique
Les ingénieurs hydraulique conçoivent et optimisent les ouvrages liés à l’eau (barrages, réseaux d’irrigation, gestion des crues), un domaine essentiel pour l’adaptation climatique et les infrastructures publiques. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel se situe autour de 56 000 €, avec des débutants à environ 36 000 € et des seniors experts en modélisation HEC-RAS ou hydraulique fluviale dépassant 75 000 € chez des bureaux d’études comme Artelia, Egis ou chez les grands aménageurs.
Un jeune diplômé d’écoles comme ENSEEIHT, Polytech ou Mines Nancy intègre à 34 000-39 000 € brut annuel en études de débit ou conception stations de pompage, avec formations sur logiciels Fluent et Mike Urban. Après 3-7 ans, les confirmés progressent à 48 000-62 000 € en chef de projet assainissement ou modélisation inondation, souvent pour les collectivités ou Voies Navigables de France. Les seniors (8+ ans), spécialisés en restauration fluviale ou résilience climatique, visent 68 000-82 000 €, enrichis de primes liées aux marchés publics et certifications Eurocodes.
Le salaire de l’Ingénieur Climatique
Les ingénieurs climatique, ou ingénieurs HVAC (chauffage, ventilation, climatisation), dimensionnent et optimisent les installations thermiques pour bâtiments et process industriels, un métier porté par la RE2020 et l’efficacité énergétique. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel s’établit autour de 58 000 €, avec des débutants à environ 37 000 € et des seniors experts en pompes à chaleur ou free-cooling dépassant 78 000 € chez des acteurs comme Engie, Spie ou Carrier.
Un jeune diplômé d’écoles comme Polytech, Cnam ou ENSPY intègre à 35 000-40 000 € brut annuel en calculs de charge thermique ou supervision chantiers CVC, avec formations sur Dialux et logiciels de bilan énergétique. Après 3-7 ans, les confirmés grimpent à 50 000-65 000 € en chef de projet tertiaire ou audit énergétique, souvent dans la construction durable ou l’industrie. Les seniors (8+ ans), spécialisés en régulation avancée ou désinfection UV, visent 70 000-85 000 €, enrichis de primes RGE et certifications HQE.
Le salaire de l’Ingénieur Chimie
Les ingénieurs chimie développent et optimisent des procédés pour l’industrie pétrochimique, pharma, cosmétiques ou agrochimie, un secteur stable avec des opportunités croissantes en chimie verte et bi raffinage. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel se situe autour de 62 000 €, avec des débutants à environ 38 000 € et des seniors experts en réacteur continu ou polymères avancés dépassant 82 000 € chez Arkema, Sanofi ou Air Liquide.
Un jeune diplômé d’écoles comme Chimie ParisTech, ENSIC ou CPE Lyon commence à 36 000-42 000 € brut annuel en unité pilote ou contrôle procédés, avec formations sur Aspen Plus et sécurité ATEX. Après 3-7 ans, les confirmés atteignent 54 000-70 000 € en optimisation procédé ou scale-up, souvent dans la pharma ou les polymères. Les seniors (8+ ans), spécialisés en procédés bas carbone ou électrolyse, visent 75 000-90 000 €, enrichis de primes innovation et certifications Six Sigma.
Le salaire de l’Ingénieur Matériaux
Les ingénieurs matériaux étudient, développent et testent des alliages, polymères ou composites pour applications aéronautiques, automobile ou énergie, un domaine clé de l’innovation durable et de la substitution critique. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel s’établit autour de 60 000 €, avec des débutants à environ 37 000 € et des seniors experts en caractérisation ou nano-matériaux dépassant 80 000 € chez Safran, Saint-Gobain ou ArcelorMittal.
Un jeune diplômé d’écoles comme Mines Saint-Étienne, ENSCI ou INP Grenoble intègre à 35 000-41 000 € brut annuel en labo essais ou sélection matériaux, avec formations sur SEM et logiciels comme Ansys Materials. Après 3-7 ans, les confirmés progressent à 52 000-68 000 € en qualification composite ou R&D polymères, souvent dans l’aérospatial ou l’énergie. Les seniors (8+ ans), spécialisés en recyclage avancé ou fatigue matériaux, visent 72 000-88 000 €, enrichis de primes brevets et certifications NADCAP.
Le salaire de l’Ingénieur Biologie
Les ingénieurs biologie, ou bioingénieurs, conçoivent des procédés biotechnologiques pour la pharma, l’agroalimentaire ou l’environnement (bioremédiation, bioproduction), un secteur en essor avec la santé et la bioéconomie. En 2025-2026, le salaire médian brut annuel se situe autour de 64 000 €, avec des débutants à environ 39 000 € et des seniors experts en bioprocédés ou génomique appliquée dépassant 85 000 € chez Sanofi, Danone ou Veolia.
Un jeune diplômé d’écoles comme AgroParisTech, INSA ou Bordeaux INP intègre à 37 000-43 000 € brut annuel en fermentation pilote ou contrôle biomasse, avec formations sur bioreacteurs et PCR quantitative. Après 3-7 ans, les confirmés atteignent 56 000-72 000 € en optimisation bioprocessus ou scale-up vaccins, souvent dans la biotech ou l’environnement. Les seniors (8+ ans), spécialisés en thérapies cellulaires ou CRispr industriel, visent 77 000-95 000 €, enrichis de primes innovation et certifications GMP.
| Spécialité | Débutant | Médian | Senior |
| Informatique / Cyber | 40–50k€ | 70–75k€ | 100k€+ |
| Robotique / Embarqué | 41–45k€ | 68–70k€ | 90k€+ |
| Énergie / Télécom | 40–44k€ | 65–66k€ | 85–100k€ |
| Industriel / Qualité | 38–42k€ | 60k€ | 80–90k€ |
| Hydraulique / Climatique | 36–40k€ | 56–58k€ | 75–85k€ |
Facteurs influençant le salaire d’un ingénieur
Plusieurs paramètres déterminent la rémunération d’un ingénieur en France, bien au-delà de la simple spécialité technique. Ce H2 décortique les principaux leviers : niveau d’études et expérience, secteur/localisation, ainsi que taille d’entreprise et responsabilités, en s’appuyant sur les tendances observées dans les sections précédentes (informatique et cybersécurité en tête, hydraulique plus modeste).
Niveau d’études et d’expérience de l’ingénieur
Le diplôme d’école d’ingénieurs accrédité CTI constitue un sésame majeur pour accéder à des salaires d’entrée supérieurs de 10-15% par rapport aux parcours universitaires (licence/master ingénierie), grâce à la reconnaissance employeur et au réseau alumni. Les prestigieuses « Grandes Écoles » comme Polytechnique, CentraleSupélec ou Mines ParisTech ajoutent une prime immédiate de +20% dès le premier CDI, souvent via des partenariats directs avec des recruteurs premium (Thales, Safran, Google). L’expérience reste cependant le levier dominant : les 5 premières années affichent une augmentation annuelle moyenne de 8-10%, portée par l’acquisition de compétences terrain, les promotions internes et les premières mobilités ; le salaire peut ainsi quasi doubler, passant de 38 000 € à 70 000 € brut. Au-delà de 10 ans, l’expertise senior injecte +30-50% supplémentaires via certifications spécialisées (CISSP pour IT, Six Sigma Black Belt pour qualité, PMP pour projet), publications techniques ou mentorat d’équipes. À l’inverse, sans formation continue ni mobilité, la progression se limite à 3-4% par an (inflation salariale pure), ramenant l’ingénieur sous la moyenne nationale et exposant à l’obsolescence face aux juniors digitalisés.
Secteur d’activité et localisation géographique
Les secteurs en forte tension technologique – informatique, aéronautique, énergie renouvelable, cybersécurité – rémunèrent 15-25% au-dessus de la moyenne nationale de 64 000 € brut, grâce à la pénurie de talents et aux budgets R&D conséquents ; l’informatique mène souvent à 75 000 € médian, contre -10% pour les filières matures comme mécanique ou hydraulique, impactées par la sous-traitance asiatique. Géographiquement, l’Île-de-France domine avec une prime de +25% (médian 80 000 €), justifiée par le coût immobilier, les transports (bonus métro Navigo) et la concentration des sièges (CAC 40), devant l’Auvergne-Rhône-Alpes (+10%) pour ses clusters industriels (STELLANTIS à Cléon, Sanofi à Lyon). Les régions rurales, Ouest ou Centre plafonnent 10-15% sous la moyenne malgré un coût de vie réduit, freinées par la taille des bassins d’emploi. Des hubs spécialisés comme Toulouse (aérospatial, +30% local) ou Grenoble (microélectronique, +25%) créent des pics localisés, où un ingénieur systèmes embarqués senior peut négocier 100 000 € sans quitter sa région natale.
Taille de l’entreprise et responsabilités de l’ingénieur
Les grands groupes CAC 40 et multinationales (Airbus, TotalEnergies, LVMH) garantissent des fixes stables mais des packages enrichis : 13e mois systématique, variable 10-20% sur objectifs, stock-options (jusqu’à 30% du fixe en tech), voiture de fonction et PERCO, portant le total compensation à +20% versus PME. Les PME/ETI industrielles séduisent par l’autonomie précoce et primes projet (12-15% sur marge), idéales pour grimper vite sans bureaucratie, tandis que les startups tech (Series A/B) misent sur l’equity explosive (0,5-2% du capital) mais fixes juniors plafonnés à 40-50 000 €, avec risque de dilution. Côté responsabilités, le passage au management d’équipe double quasi le salaire médian (83 000 € vs 58 000 € expert individuel), grâce à la dimension business (tableaux de bord, ROI projets) ; un responsable pôle (10-20 personnes) ou direction technique ajoute +30% supplémentaires par rapport au pur R&D, valorisant compétences soft (gestion, négociation) autant que techniques.
1️⃣ Diplôme & Expérience
• École d’ingénieurs CTI : +10 à 15% à l’embauche
• Grandes Écoles : jusqu’à +20%
• +8 à 10% d’augmentation/an sur les 5 premières années
• Certifications (CISSP, PMP, Six Sigma) = forte accélération
2️⃣ Secteur & Localisation
• Informatique / Cyber / Énergie : +15 à 25% au-dessus de la moyenne
• Île-de-France : +20 à 25%
• Toulouse & Grenoble : pics liés aux pôles industriels
• Filières traditionnelles : -10% vs numérique
3️⃣ Taille d’entreprise & Responsabilités
• Grands groupes : variable + primes (+20% package total)
• PME : progression rapide + autonomie
• Management d’équipe : salaire quasi doublé
• Direction technique : +30% vs expert individuel
Évolution des salaires d’ingénieurs
Les salaires des ingénieurs en France affichent une progression globale de +2,8 à 6,7% en 2025 selon les enquêtes IESF et Arefop, portée par la tension sur les profils tech malgré un ralentissement industriel post-inflation. Cette section analyse les tendances récentes par secteur et projette les perspectives à 3-5 ans, basées sur les données 2025-2026.
Les tendances récentes des salaires d’ingénieurs
Les salaires des ingénieurs en France ont connu une hausse globale de +2,8 à 6,7% en 2025, selon les enquêtes IESF et Arefop, avec une accélération marquée dans les secteurs numériques malgré un contexte économique mixte post-inflation. Cette dynamique est tirée par l’IT, Data, IA et cybersécurité, affichant des progressions annuelles de +6 à 10% : le médian IT atteint 74 000 € brut annuel, la cybersécurité grimpe de +10% grâce aux audits RGPD et zero-trust, tandis que les seniors IA/ML flirtent avec 110 000 € dans les hubs parisiens, dopés par la pénurie de talents (seulement 20 000 diplômés/an vs 50 000 postes) et l’adoption massive du cloud/LLM en entreprise. L’énergie et ENR suivent de près avec +8% (médian 66 000 €), boostés par les investissements massifs en éolien offshore, solaire terrestre et hydrogène vert (plan France 2030 : 30 Md€), créant 15 000 emplois qualifiés.
À l’opposé, stagnation ou +4-5% dans l’industrie traditionnelle : BTP stable à 58 000 € médian (pénurie matériaux), aéronautique freinée par les carnets Airbus/Boeing saturés mais sous-traitance low-cost, mécanique impactée par les coûts énergie (+20% factures). La banque/assurance reste stable à 91 000 €, malgré la fintech qui redistribue vers juniors data (mais plafonne seniors legacy). Globalement, le médian national progresse à 64 000-67 000 €, avec des primes variables en forte hausse (10-20% du fixe, vs 5-10% en 2023), particulièrement en tech où les stock-options représentent 15-30% du package total pour seniors.
Les perspectives à 3-5 ans des salaires d’ingénieurs
À horizon 2027-2030, les salaires devraient croître de +4-7% annuels en moyenne nationale, avec une accélération à +7-8% pour l’IA/Data/cloud (médian projeté 80-90 000 €), cybersécurité (+8%, CISSP premium) et énergie (+7%, SMR/hydrogène), sous l’impulsion de la régulation IA Act européenne (audits obligatoires) et de la carbone-neutralité 2050 (100 Md€ planifiés). L’industrie 4.0 relancera mécaniques/robotique à +5% via cobots et predictive maintenance, créant 50 000 postes hybrides soft/hard skills. Inversement, BTP et hydraulique stagneront à +4% sans grands chantiers publics (Grand Paris saturé, LGV reportés), limités à 55-60 000 € médian.
L’Île-de-France et clusters (Toulouse aéro +30%, Grenoble microélec +25%) creuseront l’écart géographique (+20-30% vs régions rurales), tandis que l’equity startups (0,5-3% capital) compensera les fixes juniors (40-55 k€) dans deeptech. Les seniors 45+ ans pourraient viser 100-130 000 € en management tech ou CTO, si reconversion digitale réussie. Risques majeurs : l’IA générative automatisant 20-30% tâches juniors (codage, simulation basique), forçant upskilling ; tensions « Brexit-like » sur talents étrangers (visas restrictifs post-2025), et ralentissement ENR si subventions UE revues à la baisse.
📈 Tendances 2025
• Hausse globale : +2,8 à +6,7%
• IT / IA / Cyber : +6 à +10% (forte pénurie)
• Énergie / ENR : +8% (France 2030)
• Industrie & BTP : +4-5% (croissance modérée)
• Médian national : 64 000 – 67 000 €
🔮 Perspectives 2027–2030
• Croissance moyenne : +4 à +7% / an
• IA / Cloud / Cyber : +7-8% (secteurs moteurs)
• Industrie 4.0 : +5%
• BTP / Hydraulique : progression limitée
• Seniors tech : 100 000 €+ possibles
Comment négocier son salaire d’ingénieur ?
Négocier son salaire est une étape cruciale pour tout ingénieur, permettant de valoriser ses compétences face à un marché tendu où les employeurs anticipent souvent des hausses de 10-20% lors de mobilités. Cette section détaille une approche structurée : s’appuyer sur des données fiables, mettre en avant ses atouts différenciateurs, et choisir les bons moments pour maximiser l’impact.
Se baser sur des enquêtes salariales
Préparez minutieusement votre négociation en vous appuyant sur des benchmarks précis issus d’enquêtes reconnues telles que l’IESF 2025 (salaire médian national de 64 000 € brut annuel ), Arefop ou HelloWork. Adaptez ces données à votre profil spécifique : spécialité (IT à 74 000 € médian, aéronautique à 68 000 €), région (+25% en Île-de-France ) et années d’expérience. Consultez également les grilles conventionnelles de votre branche, comme la métallurgie (positions F11-F12 : minimum 42 000 € pour un débutant), ainsi que des plateformes comme Glassdoor ou 6figr pour des fourchettes réalistes. Visez systématiquement le haut de la fourchette (par exemple, 45 000-55 000 € pour un débutant IT). Présentez ces arguments de manière factuelle et sereine : « Selon l’enquête IESF 2025, un ingénieur cybersécurité confirmé en région parisienne perçoit un médian de 75 000 € brut ; mes certifications CISSP et mon expérience en zero-trust me positionnent dans le haut de cette fourchette. »
Mettre en avant ses compétences d’ingénieur
Valorisez vos réalisations par des métriques concrètes et orientées business, qui démontrent un retour sur investissement direct pour l’employeur. Par exemple : « J’ai optimisé un processus automatisé, réduisant les coûts de 15% soit 150 000 € d’économies annuelles » ou « J’ai développé un modèle d’IA augmentant la productivité de l’équipe de 20% sur six mois ». Énumérez vos certifications pertinentes (AWS Certified Solutions Architect, Six Sigma Black Belt), vos outils maîtrisés (ROS pour robotique, Catia pour mécanique) et vos compétences transversales (gestion de projet IPMA niveau C), en les reliant explicitement aux besoins du poste : « Ma maîtrise avancée de FreeRTOS sur systèmes embarqués certifiés ASIL-D répond parfaitement à vos défis en ADAS et véhicules autonomes ». Anticipez les objections potentielles, comme une expérience jugée courte, en préparant un « elevator pitch » d’une minute structuré (problème-résolution-impact), soutenu par des exemples chiffrés de ROI pour d’anciens employeurs.
Profiter des moments clés
Attendez le bon timing pour négocier : idéalement après une offre écrite ferme, en fin de deuxième ou troisième entretien, une fois l’enthousiasme partagé. Commencez toujours par réaffirmer votre motivation : « Ce poste correspond parfaitement à mes compétences et aspirations professionnelles », avant de contre-proposer avec diplomatie : « Afin d’aligner sur les données IESF 2025, je vise un fixe de 52 000 € brut complété d’une variable à 10% sur objectifs ». Un changement d’entreprise génère automatiquement une hausse de 15-25% par rapport à une évolution interne ; utilisez des offres concurrentes comme levier stratégique, sans jamais révéler les montants exacts. Lors des révisions annuelles, ancrez votre demande sur des résultats quantifiés de l’année écoulée. Si le fixe est bloqué, pivotez vers le package global : 13e mois, cinq jours de télétravail hebdomadaires, prise en charge de formations certifiantes ou révision salariale à six mois. La patience et la diplomatie paient : environ 70% des négociations aboutissent à une amélioration lorsque menées ainsi, selon les retours d’experts en recrutement.
📊 1. S’appuyer sur des données
Utilisez des benchmarks fiables (IESF, Apec, HelloWork). Comparez selon spécialité, région et expérience. Visez le haut de la fourchette.
🎯 2. Valoriser son impact
Argumentez avec des résultats chiffrés : gains €, productivité %, projets livrés. Reliez vos compétences aux besoins de l’entreprise.
⏱ 3. Choisir le bon moment
Négociez après offre écrite. Mobilité externe = +15 à 25% possible. Si fixe bloqué : négociez variable, télétravail, formation.
L’école d’ingénieur a-t-elle un impact important sur le salaire ?
Le choix de l’école d’ingénieurs influence fortement le niveau de salaire à la sortie, surtout durant les premières années de carrière. Les enquêtes 2025 de l’IESF et d’estimsalaire.com confirment qu’un écart de 10 à 30% peut être observé selon le prestige de l’établissement, la force du réseau alumni et la spécialisation suivie. Ces différences initiales créent un effet d’entraînement durable, car elles conditionnent l’accès à des entreprises de haut niveau, à des stages à fort potentiel et à des recruteurs premiums issus de la finance, du conseil ou des technologies.
Les très grandes écoles (Polytechnique, CentraleSupélec, Mines Paris-PSL) dominent le classement avec un salaire médian d’environ 50 000 € brut par an, et un quart des diplômés dépassant 60 000 € dès le premier poste. Ce positionnement s’explique par le recrutement massif des grands groupes du CAC 40 ou des leaders technologiques internationaux, souvent via des partenariats entreprises-formation très sélectifs.
Les écoles dites intermédiaires – comme les Centrales régionales (Lyon, Lille, Nantes) ou Arts et Métiers – affichent des salaires d’entrée autour de 46 000 €, tandis que les INSA, UTC ou écoles de l’IMT tournent autour de 44 000 €. Les écoles du réseau Polytech ou les écoles généralistes habilitées CTI se situent un cran en dessous, avec des débuts à environ 42 000 € (dans une fourchette allant de 36 000 à 50 000 €). Enfin, les masters universitaires en ingénierie ferment la marche, avec un salaire médian de 40 000 €, souvent pénalisé par un réseau professionnel moins dense et une moindre visibilité auprès des recruteurs.
Cette prime à l’école de l’ordre de +20% pour les établissements les plus sélectifs traduit la valeur du label employeur : elle reflète la perception du niveau académique, le passage par des projets de recherche industrialisés, et des parcours exigeants signe d’une forte employabilité. Après cinq années d’expérience, l’écart se resserre autour de 10 à 15%, car les résultats individuels et les choix de carrière prennent progressivement le relais du diplôme. Cependant, à plus long terme, les diplômés des top écoles restent surreprésentés parmi les postes seniors et à haute responsabilité, cumulant une avance salariale de 30% à dix ans (90–100 k€ médian contre 75–85 k€).
En revanche, l’effet géographique nuance ces écarts : certaines écoles régionales tirent leur épingle du jeu grâce à un ancrage industriel local fort. Des établissements comme l’ESTIA (Bayonne, orientée aéro et industrie 4.0) ou IMT Atlantique (Brest, télécommunications et numérique) atteignent ainsi des niveaux comparables aux meilleures écoles parisiennes, tout en bénéficiant d’un coût de la vie plus faible et de clusters technologiques dynamiques, qui réduisent sensiblement l’écart entre Île-de-France et province.
📈 Oui, surtout en début de carrière
Écart de +10 à +30% selon le prestige de l’école (IESF 2025). Les top écoles démarrent autour de 50 000 € vs 40 000–44 000 € ailleurs.
🏫 Classement indicatif des salaires d’entrée
• Top écoles (X, Centrale, Mines) : ~50 k€
• Centrales régionales / ENSAM : ~46 k€
• INSA / UTC / IMT : ~44 k€
• Polytech / CTI généralistes : ~42 k€
• Masters universitaires : ~40 k€
⏳ À long terme
L’écart se réduit après 5 ans (~10–15%), mais reste visible aux postes de direction (+30% à 10 ans).
FAQ – Questions fréquentes sur les salaires moyens ingénieurs
Découvrez ci-dessous les questions les plus fréquemment posées sur les salaires des ingénieurs en France.
Quel est le salaire moyen d’un ingénieur en France en 2025?
Le salaire moyen brut annuel d’un ingénieur en France en 2025 est d’environ 64 000 €, avec une forte demande sur le marché du travail.
Comment évolue le salaire d’un ingénieur en fonction de l’expérience?
Le salaire d’un ingénieur en France progresse rapidement avec l’expérience, passant d’environ 38 000 € brut annuel pour un débutant à plus de 78 000 € pour un senior, avec une accélération significative dans les premières années et une croissance plus lente ensuite.
Quels secteurs offrent les salaires les plus élevés pour les ingénieurs?
Les secteurs comme l’informatique, la cybersécurité, l’énergie renouvelable et l’aéronautique offrent des salaires souvent supérieurs à la moyenne, notamment dans les hubs technologiques parisiens et lyonnais.
En quoi l’école d’ingénieur influence-t-elle le salaire?
L’école d’ingénieur a un impact significatif sur le niveau de salaire à la sortie, avec les grandes écoles comme Polytechnique ou CentraleSupélec permettant d’accéder à des débuts de carrière plus rémunérateurs, surtout dans les premières années.
Comment négocier efficacement son salaire d’ingénieur?
Pour négocier efficacement, il est conseillé de s’appuyer sur des enquêtes salariales fiables, de mettre en valeur ses compétences et réalisations concrètes, ainsi que de choisir le bon moment, par exemple après une offre ferme ou lors d’une révision annuelle.
Les salaires des ingénieurs en France demeurent parmi les plus attractifs du marché du travail, avec un médian brut annuel de 64 000 € qui progresse rapidement selon spécialité, expérience et localisation. Des pics à 75 000-100 000 € en IT/cybersécurité contrastent avec des moyennes plus sages (58 000 €) en mécanique ou hydraulique, tandis que l’expérience et une bonne école accélèrent une trajectoire vers 80-130 000 € en senior/management.