Pourquoi une telle différence entre filles et garçons dans les matières scientifiques ?

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Existe-t-il réellement une différence de niveau dans les matières scientifiques entre filles et garçons ? C’est en tout cas ce que semble confirmer une étude menée par l’Ined qui parle bel et bien d’un « fossé mathématique » en faveur des garçons. S’il existe véritablement une telle différence, sur quoi s’appuie-t-elle ? 

Le constat inquiétant d’une grande différence entre filles et garçons dans les matières scientifiques

C’est une rentrée un peu particulière à laquelle ont dû faire face étudiants comme professeurs : entre la pénurie d’enseignants (4000 postes demeurent inoccupés à l’issue des concours) et la rumeur d’une réforme visant à rendre les mathématiques obligatoires malgré les spécialités, l’éducation Nationale ne sait plus où donner de la tête. Ce projet de réforme aurait, d’après Pap Ndiaye, pour ambition de lutter contre l’inégalité de niveau scolaire entre les filles et les garçons, qui serait très présente dans le domaine des mathématiques. D’après les chercheurs, cet écart commencerait à se développer dès la maternelle, autour des 5-6 ans et continuerait à se creuser au cours des années d’études. Par ailleurs, cette différence entre filles et garçons ne semble opérer que pour les mathématiques. Des études ont été réalisées et montrent que les compétences langagières d’enfants de CP demeurent plus ou moins équilibrées entre les genres, là où les mathématiques présentent effectivement un écart significatif. Cette différence ne serait pas innée mais dépendrait en grande partie de l’éducation parentale et scolaire de l’enfant. 

Une différence inexistante entre filles et garçons de moins de 6 ans 

D’après l’enquête ELFE (étude longitudinale française depuis l’enfance) qui étudie le cas de 18000 enfants nés en 2011 sur une durée de 20 ans, cet écart est presque inexistant avant l’âge de 5 ans, les filles présentant même un certain avantage. Ce n’est donc véritablement qu’à l’entrée en CP qu’opère ce « fossé » entre filles et garçons.

Mener de telles études n’a pas été chose facile, en effet, à cet âge, certains enfants ne savent même pas encore compter ou éprouvent des difficultés à le faire. Il a toutefois été possible de jouer sur leur aptitude à reconnaître des dessins et à en faire varier le nombre dans le but de stimuler les compétences visuelles de l’enfant. 

Cet écart ne cesse de croître avec les années. En sixième, il apparaît que les garçons obtiennent des résultats supérieurs à ceux des filles, un phénomène qui s’observe jusqu’à la fin des études secondaires. Bien plus qu’une simple différence de niveau, cette étude est également révélatrice d’un réel problème de société : les filles manqueraient davantage de confiance en leurs capacités, engendrant une influence négative sur leur motivation à poursuivre leurs études. 

Au lycée, il a été relevé que les filles sont en infériorité numérique dans les matières scientifiques. En 2020 par exemple, elles étaient 42% à choisir la spécialité mathématiques et 48% à choisir physique-chimie. A l’inverse, les garçons étaient en infériorité dans des matières littéraires telles que le latin, le grec ou la spécialité humanités et philosophie. Il apparaîtrait également que les garçons obtiennent de meilleurs résultats au bac de maths. Ce phénomène paraît d’autant plus fou si l’on prend en considération le fait qu’à l’âge de 15/16 ans, les filles soient globalement plus douées que les garçons dans toutes les matières autres que les mathématiques.

Toutefois, il est une matière scientifique qui attirerait davantage les filles : les sciences de la vie et de la terre. Sans doute parce qu’elle est liée à la santé et au bien-être, les filles sont en supériorité numérique dans cette matière. De quoi faire grandir le stéréotype selon lequel les filles aiment s’occuper des autres ! Un grand nombre d’étudiantes suivent par la suite des études de médecines là où les garçons se tournent bien souvent davantage vers l’ingénierie

L’écart entre filles et garçon est-il explicable scientifiquement ?

Comment expliquer ces stéréotypes de genre ? La communauté scientifique ne fournit en tout cas pas encore d’explication validée scientifiquement pour justifier cet écart important. Seules persistent quelques hypothèses comme celle affirmant que les mathématiques sont une discipline engendrant de l’anxiété pour les maîtresses d’école qui l’enseignent. Les filles, plus sensibles, garderaient malgré elles cette image d’une matière source de stress qui se répercuterait sur leurs propres capacités dans la matière. L’enseignement y serait donc pour beaucoup dans la pérennité involontaire de tels stéréotypes de genre. Il apparaîtrait également que certains enseignants, dans leurs interactions, poussent involontairement les filles à se diriger vers le domaine littéraire là où les garçons sont encouragés à poursuivre dans les sciences dures. 

Ainsi, malgré une réforme du bac qui se voulait déjà plus égalitaire sur le plan des sciences, nombreuses sont les associations à réclamer une révision de ces modalités auprès du gouvernement. Permettant l’abandon des mathématiques pour les lycéens qui le souhaitait, cette réforme garantissait également à l’élève de choisir des spécialités qui lui correspondaient. Les choix pouvaient donc se baser sur la personnalité et les affinités de l’étudiant ainsi que sur son projet d’avenir. Il est maintenant question de rendre les mathématiques obligatoires pour tous, mais, sans doute faudrait-il que ces mathématiques obligatoires soient enseignées de manière plus ludique et concrète, de telle sorte que les filles comme les garçons y trouvent leur compte et prennent plaisir à suivre cette matière. 

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