Éducation : les nouvelles promesses du gouvernement

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C’était une nouveauté pour un président de la République que de s’exprimer devant les recteurs d’académie réunis à la Sorbonne pour leur réunion de rentrée. Voici tout ce qu’il faut retenir de ce discours.

Une rentrée casse-tête

La rentrée de septembre 2022 s’annonce plus difficile que d’ordinaire. La pénurie de professeurs est conséquente : il manquera 4 000 professeurs devant les élèves pour l’année scolaire 2022-2023. Le métier d’enseignant n’attire plus ou trop peu et l’organisation collective semble déficiente à bien des égards. C’est en prenant en considération les diverses problématiques éducatives que le président s’est exprimé et a confirmé plusieurs chantiers qui n’étaient, jusqu’alors, que des projets.

Le salaire des professeurs revalorisé

Dans son discours, le chef de l’État a promis une revalorisation générale des salaires des professeurs de l’ordre de 10 % environ. Ainsi, les jeunes enseignants arrivant dans le métier ne pourront pas être rémunérés en dessous de 2 000 € net par mois. Il s’agit d’une hausse de plus de 35 % du salaire de base d’un professeur stagiaire et de 20 % du salaire d’un jeune titulaire. La hausse de salaire des professeurs avec plus d’expérience est la grande inconnue de la déclaration du président. Actuellement, une rémunération de 2 000 € net correspond au salaire de base d’un enseignant échelon 7, soit au bout de 10 ans de carrière environ. Face aux revendications des professeurs expérimentés, mécontents de recevoir une rémunération identique à celle des entrants dans le métier, le ministre de l’Éducation Nationale ne s’est pas prononcé avec précision et a renvoyé à la discussion sur le budget qui aura lieu cet automne. En sus de la hausse des salaires promise, le « pacte pour les enseignants » permettra aux professeurs volontaires d’augmenter leur rémunération en participant à diverses actions pédagogiques ou en s’engageant dans des missions supplémentaires.

Mieux former les enseignants

Aujourd’hui, pour être professeur, il faut valider un concours et être titulaire d’un Master (Bac + 5). Ce que promet le président est de réfléchir à un autre sytème de recrutement et de repenser la formation des professionnels de l’éducation en favorisant davantage la pratique au savoir disciplinaire. En effet, selon le chef de l’État, nous avons « demandé des diplômes universitaires excessifs. Il faut désormais assumer que des gens s’engagent dans ce métier dès le Baccalauréat, dans ce beau métier». 

La création d’un « fond d’innovation pédagogique »

500 millions d’euros, c’est le budget promis par le président et qui sera accordé pour financer les projets d’établissement afin de leur donner davantage de liberté et d’autonomie. De nombreux projets, les plus aboutis, recevront donc un financement pour réaliser ces projets. Le gouvernement n’a pas encore communiqué sur les conditions d’attribution de cette aide.

Les promesses du gouvernement sont les conséquences d’une crise de l’éducation contre laquelle le président de la République entend bien lutter, au nom du goût de l’effort et de la transmission.

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