Article rédigé par Edouard Morice (mis à jour le 18 / 04 / 2026)
Réforme 2027 de la première année de médecine : ce que l’on sait aujourd’hui
Ce qu’il faut retenir de la réforme 2027 en 30 secondes :
Le 18 avril 2026, voici ce qu’on peut retenir :
Quel impact pour les élèves au lycée en 2026-2027
Si la réforme est mise en place dès la rentrée 2027, vous ne connaitrez pas PASS ou LAS et vous serez les premiers à expérimenter le nouveau dispositif.
Vos vœux Parcoursup porteront sur cette nouvelle première année dont on ne connait pas encore le nom.
Abandon PASS LAS
À partir de la rentrée 2027, les étudiants souhaitant s’engager dans des études de santé passeront par une voie d’accès unique, intégrée à Parcoursup. Cette nouvelle première année résultera de la fusion du PASS et de la LAS, qui seront donc supprimés. Cette évolution majeure a été présentée par Philippe Baptiste et Stéphanie Rist le 17 avril 2026 à l’université Paris Cité. À ce jour on ne connait que les contours principaux de ce futur dispositif, mais nous mettrons à jour cet article au fur et à mesure des annonces. Pour mieux comprendre, lire aussi notre article sur la comparaison entre PASS et LAS.
Cette première année, proche dans son organisation d’une licence, s’articulera autour de 3 blocs d’enseignements :
- Un bloc santé : représentant entre 24 et 30 ECTS, comprenant les connaissances fondamentales communes aux études de santé, avec un programme allégé.
- Un bloc disciplinaire : également entre 24 et 30 ECTS, correspondant à une licence en lien avec la santé (biologie, droit, sciences humaines, soins infirmiers, etc.).
- Un bloc transversal : de 6 à 12 ECTS, centré notamment sur les compétences psychosociales, la communication et les enjeux éthiques en santé.
L’accès à la deuxième année des filières MMOPK sera conditionné à la validation de l’ensemble de ces blocs.
La sélection reposera sur « l’ensemble du parcours académique », incluant les résultats obtenus à la fois dans les enseignements de santé et dans les disciplines associées.
Le retour du redoublement
Les étudiants disposeront de deux possibilités de candidature aux études de santé : une en première année et une en deuxième année.
Contrairement au PASS, le redoublement de la première année serait autorisé une fois, mais sans ouvrir de nouvelle tentative de candidature. Ainsi, un étudiant ayant redoublé devra poursuivre en deuxième année pour bénéficier d’une seconde chance d’accès aux filières de santé.
Cette nouvelle première année sera proposée en 2027 sur Parcoursup
Cette nouvelle première année, dont l’intitulé reste à définir, sera proposée sur Parcoursup dès 2027. Sur la plateforme, les candidats formuleront un vœu principal correspondant à cette formation, complété par des sous-vœux liés à la discipline choisie dans le bloc disciplinaire, adossée à une licence existante. L’objectif est de privilégier des disciplines en lien avec les études de santé, notamment les filières scientifiques.
Pourquoi une nouvelle réforme des études de santé est envisagée en 2027 ?
L’abandon des cursus PASS et LAS vise notamment à répondre aux difficultés « de lisibilité et d’équité » générées par le système actuel à double entrée.
La précédente réforme de 2020, avait donné naissance à deux filières distinctes avait donné naissance à de multiples parcours d’accès en deuxième année d’études de santé, notamment grâce aux multiples licences option accès santé (LAS).
À titre d’exemple, en Île-de-France, un candidat pouvait choisir parmi une centaine de parcours PASS et LAS, parfois éloignés du domaine de la santé.
Mais la diversification attendue n’a pas été observée et l’essentiel des étudiants en deuxième année continuaient à sortir du PASS.
L’objectif de la réforme de 2027 sera de simplifier cette première année de médecine en revenant à une unique voie d’accès, plus équitable.
De la PACES au PASS et aux LAS : comprendre les réformes précédentes
La réforme de la PACES s’inscrivait dans le cadre du plan Ma Santé 2022, annoncé par le Président de la République Emmanuel Macron le 18 septembre 2018, puis adopté par le Parlement dans le cadre du projet de loi sur la santé le 16 juillet 2019. Cette réforme s’appuyait notamment sur une large consultation, synthétisée dans le rapport Saint-André remis le 19 décembre 2018 aux ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé. L’arrêté du 4 novembre 2019 relatif à l’accès aux formations de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique, ainsi que les décrets 1125 et 1126 publiés au Journal Officiel le 5 novembre 2019, ont ensuite précisé ses modalités d’application. Les universités ont, dans la foulée, défini les quotas d’admission pour les différentes voies d’accès.
Depuis le début des années 2010, les études de médecine ont connu plusieurs évolutions majeures :
- En 2010, la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) a remplacé la PCEM (Premier Cycle d’Études Médicales), en regroupant les concours de médecine, odontologie, maïeutique et pharmacie.
- À partir de 2014, certaines universités ont expérimenté des dispositifs alternatifs. L’AlterPACES permettait ainsi à des étudiants de deuxième ou troisième année de licence d’accéder aux études de médecine via des enseignements complémentaires. La même année, l’Université d’Angers lançait le dispositif PluriPASS, reposant sur un contrôle continu et facilitant la réorientation grâce au système de crédits ECTS.
- À partir de 2018, plusieurs universités parisiennes ont également testé le dispositif PACES One, qui supprimait notamment la possibilité de redoubler la première année.
- 2020-2021 : abandon de la PACES pour le double cursus PASS LAS. La réforme entrée en vigueur à partir de l’année universitaire 2020-2021 avait pour objectif de répondre aux limites de la PACES. Le taux de réussite au concours de fin de première année variait en effet fortement selon les facultés, généralement entre 10 % et 30 %. Cela signifiait que 70 % à 90 % des étudiants, souvent parmi les meilleurs profils, ne validaient pas leur année, avec des possibilités de réorientation parfois limitées.
- 2027 : Abandon du double cursus PASS LAS et retour à une voie unique
Numerus clausus et numerus apertus
Le numerus clausus sélectionnait jusqu’ici les étudiants à l’entrée des études médicales depuis sa mise en place en 1971. A l’époque, face à une augmentation du nombre d’étudiants en médecine, suite à la réforme de l’Université Libre de 1968, le gouvernement met un frein grâce à l’instauration du numérus clausus afin de garantir de bonnes conditions de stage dans les hôpitaux. Ainsi en 2019, le quota était fixé à 9 314 étudiants en médecine, 1 320 étudiants en odontologie, 1 033 en maïeutique et 3 621 en pharmacie.
En 2018 : 13 500 étudiants ont été acceptés en 2e année de médecine sur 60 000 candidats, soit 22,5%
La réforme de la PACES prévoit de remplacer le numerus clausus par un numerus apertus, Ainsi, chaque université déterminera le nombre de places qu’elle ouvrira en 2e année en concertation avec l’Agence Régionale de Santé afin de répondre aux besoins locaux en médecins. L’objectif fixé par la réforme Ma Santé 2020 est de +20% de médecins formés au niveau national.
Réforme des études de santé de 2020, la PACES était devenue le PASS + les LAS
Au sein des Facultés de Médecine, la 1re année des études de médecine ne s’appellera plus Première Année Commune aux Études de Santé mais Parcours d’Accès Spécifique Santé. Elle préparera toujours aux 4 filières MMOPK : Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie. L’inscription se déroulera via Parcoursup et ce parcours sera proposé dans l’ensemble des Universités disposant d’une Faculté de Santé et le fait d’avoir la moyenne aux partiels donnera droit à 60 ECTS. Chaque Faculté de Médecine définira ensuite une moyenne qui permettra une admission automatique en deuxième année de médecine et les autres étudiants ayant validé leur année, mais non admis automatiquement en deuxième année, passeront un concours composé d’épreuves écrites et orales. Les évaluations au format QCM propre à la PACES seront a priori remplacées par un autre mode d’évaluation. Il reste à préciser lequel et pour quelles UE. Contrairement à la PACES, le redoublement sera interdit en PASS comme cela a été expérimenté avec le dispositif PACES One. Les étudiants ajournés à ce nouveau concours de fin de première année de médecine auront la possibilité de s’inscrire en 2e année de Licence grâce au système européen de transfert et d’accumulation de crédits (European Credit Transfer Scale).
Tout comprendre à la réforme 2020 des études de médecine
Instauration des LAS en 202 : une deuxième voie d’accès aux études de médecine, mais supprimée en 2027
Toutefois, et c’est là une vraie nouveauté, une autre voie d’accès est ouverte aux filières MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie) pour les étudiants de Licences proposant une mineure santé. Sur un principe semblable au dispositif expérimental AlterPaces, les étudiants des Licences Accès Santé pourront accéder en deuxième année d’études de médecine. Ils suivront ainsi une double licence avec une majeure en biologie et une mineure en maïeutique par exemple. Les LAS pourront servir de deuxième chance aux étudiants ayant essuyé un échec en PASS. L’autre avantage de ces licences est qu’elles seront proposées dans l’ensemble des Universités françaises, y compris celles n’ayant pas de Faculté de Médecine. Les étudiant en LAS pourront soumettre leur candidature dans l’une des filières MMOPK en fin de deuxième année et en fin de troisième année. Par contre les élèves ayant essuyé un échec en PASS ne disposeront plus que d’une chance, car le nombre de candidatures aux filières MMOPK sera limité à deux, toute voie d’accès confondue. Il sera possible de redoubler dans les Licences Accès Santé comme dans n’importe quelle licence universitaire.
Suite à la réforme des études médicales, une troisième voie d’accès aux études de médecine est créée via les IFSI
Pour finir, une troisième voie d’accès aux filières MMOPK est créée suite à la réforme de la PACES, mais elle ne sera disponible que dans certaines Facultés de Médecine. En effet, les étudiants d’un Institut de Formation en Soins Infirmiers auront la possibilité de candidater dans l’une des filières MMOPK après leur première, deuxième ou troisième année. En revanche, le nombre de candidature sera limité à deux donc il sera préférable d’attendre la deuxième et troisième année d’IFSI.
La Prépa médecine Cours Thalès s’adapte à chacune des réformes
La Prépa médecine Cours Thalès fait évoluer en permanence son accompagnement pour suivre les réformes des études de santé. Après l’adaptation au PASS, elle anticipe désormais la réforme 2027, qui instaurera une voie unique issue de la fusion du PASS et de la LAS.
Notre préparation se déroulant au lycée, l’adaptation est bien plus souple et rapide que pour une prépa en première année !
Les contenus et méthodes pédagogiques sont mis à jour pour s’aligner sur la nouvelle organisation en blocs et sur des modalités de sélection fondées sur l’ensemble du parcours académique. Les enseignants, spécialistes des filières MMOPK, préparent ainsi les étudiants aux exigences actuelles et futures, à l’écrit comme à l’oral.
Cette adaptation continue permet de proposer une préparation rigoureuse et personnalisée, en phase avec les évolutions des études de santé.
